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L’OM puissance 4

André-Pierre Gignac

André-Pierre Gignac - -

Une nouvelle fois emmené par un grand Gignac, l’OM s’impose (3-1) face à Rennes ce dimanche. Les Olympiens enquillent une quatrième victoire consécutive en championnat et reprennent seuls la tête du classement.

Il y a encore quelques semaines, c’est une ville toute entière qui trainait des pieds pour soutenir son « Ohème ». A l’image d’un stade Vélodrome en travaux, l’heure était à la reconstruction, dans une atmosphère de relative neutralité, pas vraiment de coutume ici-bas. Un « Dédé » Gignac amaigri, une série de victoire inattendue et un recrutement enfin sexy avec l’arrivée du « bad boy » Joey Barton ont tout changé. Et Rennes, comme Reims, Sochaux et Montpellier avant, n’a pas résisté. En dominant logiquement les Bretons (3-1), l’OM, nanti de quatre victoires en quatre matches et leader de la Ligue 1, réalise son meilleur début de saison de l’après-guerre !

Et avec la présentation de Joey Barton, c’est dans cette ambiance de fête retrouvée que les Olympiens se sont lancés à l’assaut d’une équipe rennaise sur la lancée d’un premier succès (3-2) en championnat face à Bastia la semaine dernière. L’Anglais respire un indéniable charisme. L’avenir dira si le pari est une bonne idée sur le plan sportif, mais l’ancien milieu des Queens Park Rangers peut d’ores et déjà arborer ses galons de VRP numéro 1 du club olympien. Il n’a en effet pas hésité à donner son portable à un journaliste pour le prendre en photo affublé du maillot de l’OM, posant fièrement aux côtés du président Vincent Labrune.

Un cliché diffusé quelques minutes plus tard sur son compte Twitter, suivi par plus d’1,5 millions de fidèles. A quelques minutes du coup d’envoi, il lancera même : « J’aime déjà les fans de l’OM ». Sur le terrain, sous les yeux de Joey Barton, Stéphane Mbia (transféré à QPR) et Souleymane Diawara (blessé), Elie Baup avait décidé de titulariser la recrue Kassim Abdallah, transfuge de Sedan. Le latéral droit s’est tout de suite mis au diapason d’une formation olympienne très déterminée en début de partie. Mathieu Valbuena (14e) alerte une première fois Benoît Costil à la reprise d’un centre d’André Ayew.

La « papinade » de Gignac

A l’image de son début de saison, l’OM montre les crocs, se montre irréprochable dans les intentions et parvient même à enchainer quelques combinaisons. Sur un centre à ras de terre d’André-Pierre Gignac, le contesté Jérémy Morel au deuxième poteau vient couper un ballon dévié par Valbuena pour ouvrir le score (15e). Au retour des vestiaires, les jambes marseillaises semblent alourdies par la réception de Tiraspol en milieu de semaine. Julien Féret sonne une première fois sur un bel enchainement rennais.

Ce même Féret qui quelques minutes plus tard cloue Steve Mandanda d’une superbe frappe sous la barre dans un angle fermé (57e). La partie s’endort, mais pas Gignac, qui d’un coup de canon des 20 mètres (84e) réveille le Vélodrome comme aux plus heures des « papinades » d’un certain JPP. Il offre même un caviar à Loïc Rémy quelques minutes plus tard pour la balle du KO, gâchée par l’international français. Le 3-1, c’est le malheureux Danzé qui le donnera aux Marseillais au bout du temps additionnel (90e +3) en déviant un centre de Jordan Ayew dans ses propres filets. Signe que les vents ont bien tourné cette saison au Vélodrome.

Sylvain Reignault avec FGe