RMC Sport

L’UNECATEF n’oublie pas ses chômeurs

Frédéric Hantz

Frédéric Hantz - -

En cette journée spéciale contre le chômage, RMC Sport s’est intéressé au programme mis en place par l’UNECATEF, « Dix mois pour l’emploi », censé aider les entraîneurs sans activité à trouver du travail. Quelqu’il soit.

Frédéric Hantz à Bastia, en Ligue 1. Michel Der Zakarian à Nantes, en Ligue 2. Deux clubs, deux mondes et deux techniciens que tout oppose. Mais un point commun tout de même. Loin d’être négligeable. Ces deux entraîneurs, un temps au chômage, ont rebondi grâce au programme mis en place par l’UNECATEF : « Dix mois pour l’emploi ». « On essaie de faire des choses de façon à leur permettre de retrouver des confrères et à ne pas se sentir isolés, de reprendre confiance en eux, explique le président du syndicat des entraîneurs, Pierre Repelleni. On leur apporte également des éléments nouveaux qui leur permettront peut-être, s’ils retrouvent un travail, d’être encore plus compétitifs. »

Au programme : de l’informatique, du média training, des cours d’anglais, des séances classiques d’entraînement, de l’étude sur les réseaux, du travail juridique. Un menu qui ne concerne qu’une poignée d’élus (25) sur les 100-120 chômeurs que compte l’UNECATEF. « On essaie de faire un groupe à la fois homogène et diversifié, détaille Repellini. On sélectionne ceux qui ont envie. On regarde leur profil (pro, amateur, DEPF, BE1) et on évite d’avoir toujours le même. On cherche à faire un amalgame de façon à ce que chacun apporte ses connaissances et ses spécificités. »

75 % de réinsérés

Cette année se déroule la neuvième édition de ce programme, qui se décompose en 7-8 sessions de 4-5 jours par mois. La première a eu lieu le week-end dernier, à Autrans, avec de la spéléologie et de la varappe. « On les a fait descendre assez bas. Le but était de leur faire comprendre que même au fond d’un trou, on pouvait toujours remonter » explique Repellini. La prochaine étape ? A Paris, du 14 au 18. Et pour la première fois, le programme se déroulera en deux temps : d’abord de la formation, avant d’aller sur les terrains, à la rencontre des clubs. Pour quel succès finalement ? « On compte un taux de 75 % d’inscrits qui retrouvent du travail, confie le dirigeant. Mais pas forcément dans le football. » Agent commercial, reconversion dans la communication, création de sociétés… les métiers en dehors des pelouses ne manquent pas. « Mais presque toujours en parallèle avec le football parce qu’il est très difficile pour un entraîneur de se passer de leur passion.»

A.D