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La lettre ouverte de Bazin aux supporteurs parisiens

L'actionnaire majoritaire du club a adressé une lettre ouverte aux supporteurs parisiens pour calmer leur inquiétude.

L'actionnaire majoritaire du club a adressé une lettre ouverte aux supporteurs parisiens pour calmer leur inquiétude. - -

Pris en grippe depuis plusieurs semaines par le public parisien, Sébastien Bazin, le représentant de Colony Capital, l’actionnaire majoritaire du PSG, a adressé ce mercredi une lettre ouverte destinée à rassurer les supporteurs.

Le but de la démarche ? Apaiser les tensions et corriger quelques « contre-vérités ». « Je comprends votre frustration », écrit l’homme d’affaires francilien, avant de rappeler son attachement au club et à son « identité ». « Je ferai tout pour que le PSG ne parte jamais du Parc des Princes », promet-il, tout en soulignant la nécessité de rénover l’enceinte de la Porte d’Auteuil. Il rappelle ensuite les « 50 millions d’euros » investis par Colony Capital depuis 2006.

Une somme qui a entre autres servi à construire un nouveau centre d’entraînement, prolonger certains contrats et éponger la dette du club. Bazin précise également que « Colony est prêt à accueillir de nouveaux partenaires financiers et stratégiques à ses côtés ». Après avoir rappelé que « l’Europe reste la priorité » cette saison, il conclut en tendant la main aux supporteurs : « Ni vous ni moi n’y arriverons seuls. »

Ces derniers n’ont pas tardé à réagir. Joint par RMC Sport, Christophe Uldry, membre des Supras Auteuil, n’a pas été touché autre mesure par le message de Sébastien Bazin. « C’est à la limite du discours politicien. Nous, ce qu’on veut, ce sont des actes. Ce que l’on remet en cause, c’est le sportif. Tout est misé sur le côté foncier. C’est bien de réaffirmer l’attachement du PSG au Parc. Mais après, ça change quoi pour nous ? On veut des résultats. Depuis que Colony est là, ils ne sont pas au rendez-vous. En tribunes, les supporters du PSG, dans leur plus grosse majorité, n’ont qu’un souhait : c’est que Colony s’en aille. »

D’autres veulent attendre quelques jours avant d’adresser une éventuelle réponse à l’actionnaire principal du club. « Aujourd’hui, il fait cette lettre mais il l’a fait trop tard finalement, explique Philippe Pereira, porte-parole de la tribune Boulogne. Elle arrive dans un climat très austère. Il aurait fallu que Canal + ne vende pas le club à Colony. Maintenant, il est là. Il va bien falloir que l’on fasse avec lui. L’insulter ne changera pas grand-chose. On va digérer la lettre et puis on va en discuter ensemble. Ensuite, on verra les suites à en donner. »