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La méthode Gerets pour relancer la machine

Eric Gerets a offert des pizzas à ses joueurs

Eric Gerets a offert des pizzas à ses joueurs - -

Qu’a fait Eric Gerets depuis la débâcle face à Lyon ? L’entraîneur belge a tout essayé.

En ce mercredi, Cana et ses équipiers suent sang et eau sous les ordres de Dominique Cuperly. Le staff olympien a concocté une séance musclée, histoire de nettoyer les dernières séquelles de la terrible défaite à domicile face à Lyon (1-3). La veille, Eric Gerets avait donné un jour de repos à ses joueurs qui en avaient profité pour panser leurs plaies en famille.

Sur le bord du terrain, les bras croisés, l’air sévère, l’entraîneur belge scrute minutieusement chaque détail des exercices proposés. Pour ses derniers jours de boulots avant son départ pour Al-Hilal, il ne veut rien laisser au hasard. Plus tard, dans l’intimité du vestiaire, il aura des mots forts pour son groupe. C’est la première fois qu’il s’adresse à ses joueurs depuis la claque de dimanche. Il y est question d’honneur et de fierté, de rebond dans l’adversité et de cette chance minime d’arracher le titre aux irrésistibles Bordelais. « On doit d'abord gagner nos matchs, expliquera plus tard Gerets. Parce que sinon ça ne sert à rien de regarder le résultat de Bordeaux. » Le lendemain, jeudi de l’Ascension, les supporters sont venus en masse apporter leur ferveur et leur soutien. Ils ont même droit d’assister à l’opposition entre les titulaires et les remplaçants. Surprise : Ben Arfa a revêtu la chasuble des doublures. Sous le feu des critiques après sa pâle prestation face à Lyon, il a cédé sa place à Baky Koné. Hier, l’ex Lyonnais, malade, déclarera forfait pour le déplacement à Nancy.

Cette semaine, Eric Gerets n’a qu’un but : remobiliser des troupes ébranlées. « Cela fait longtemps qu'on n’avait pas connu ce sentiment de défaite », reconnaît Benoît Cheyrou. Pour rebooster l’ambiance, le Belge fête son anniversaire après la séance d’hier. Au menu : une indigestion de pizzas. En cadeau, il n’a réclamé qu’une chose à ses joueurs : « Gagnez contre Nancy ! » « Même s'il y a une chance sur un million, tu dois continuer à y croire », affirme-t-il. L’espoir fait vivre. Parfois, il fait gagner.

La rédaction