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Laporte aux côtés de Villeneuve

Les deux hommes en discussion sur la pelouse du Parc des Princes, lors de la petite finale de la Coupe du monde 2007, perdue contre l'Argentine. Villeneuve était le directeur des programmes de TF1 et Laporte, le sélectionneur du XV de France.

Les deux hommes en discussion sur la pelouse du Parc des Princes, lors de la petite finale de la Coupe du monde 2007, perdue contre l'Argentine. Villeneuve était le directeur des programmes de TF1 et Laporte, le sélectionneur du XV de France. - -

Les témoignages de soutien en faveur du président du PSG se multiplient.

Le clash qui oppose Charles Villeneuve à Sébastien Bazin depuis la fin de la semaine, à savoir le président du Paris Saint-Germain au représentant de Colony Capital, l’actionnaire majoritaire du club, donne l’impression de tourner en faveur du premier. Le président « putschiste », qui a dénoncé la gestion du club dans une lettre rendue publique vendredi par le quotidien Le Parisien, a reçu des renforts de taille. Dimanche, lors de la rencontre entre Paris et Sochaux, Bernard Laporte a ostensiblement pris place aux côtés de Villeneuve dans les tribunes. Le secrétaire d’Etat aux sports a ainsi affiché son soutien à l’ancien directeur des programmes de la Une. Laporte avait avant le match pu voir au Carré, le hall d'arrivée des VIP, Bazin et Walter Butler, les représentants de Colony et de Butler Capital Partners. Alain Cayzac, le prédécesseur de Villeneuve, était également présent.

Les soutiens sont venus aussi de la part des joueurs. Claude Makelele, une des pointures du club cette saison, recrutée par Villeneuve, tout comme Ludovic Giuly, aurait déclaré plus tôt dans la journée que le départ de son patron entrainerait la fin de son séjour parisien et la fin de sa carrière. A l’image de l’ancien international, 80% du vestiaire serait derrière Villeneuve. Ce dernier était à l'entrainement à huis-clos des Parisiens samedi, où il leur a exposé son plan.

Les supporteurs, choyés par leur président, qui leur a promis des lendemains qui chantent, vendredi à l’occasion des vœux du Nouvel An, se montreraient plus sceptiques. Les représentants des associations applaudissent à l'idée d'amener de l'argent frais mais craignent les répercussions du bras de fer actuel. « Faut-il changer de président et de direction ?, s'interroge ainsi Amar, porte-parole des Lutece Falco (Auteuil). Je ne suis pas sûr. » « Ce putsch nous arrange car le PSG va peut-être enfin mettre de l’argent, mais Villeneuve essaie de nous amadouer, on n'est pas dupe, on attend de voir, simplement », renchérit Philippe Pereira, représentant de la tribune Boulogne.

De son côté, Sébastien Bazin a reçu le soutien des investisseurs du Paris Saint-Germain. Le message des patrons partenaires du club est unanime : « Ça ne peut plus continuer comme ça. »

Si la tendance est toujours au licenciement de Charles Villeneuve, les deux camps comptent leurs troupes. Dimanche après le match, une réunion de crise a eu lieu dans les bureaux du club au Parc des Princes... sans Villeneuve. Paris se prépare une semaine agitée.

La rédaction