RMC Sport

Le baromètre de la 4e journée

Face à Sochaux, Mandanda a confirmé sa forme... internationale

Face à Sochaux, Mandanda a confirmé sa forme... internationale - -

Retour brûlant pour Piquionne dans le Forez, Mandanda en mode indestructible, Helstad le prolifique et Gerets en guerre contre l’injustice, voici l’essentiel de la 4e journée de Ligue 1.

Le taulier : Steve Mandanda. C’est indéniable, l’Olympique de Marseille ne serait pas le même en championnat sans son jeune portier international. L’ancien joueur du Havre confirme déjà en ce début de saison tout le bien que l’on pense de lui. C’est lui qui s’interpose avec brio et autorité devant Erding, à deux reprises d’ailleurs, gratifiant sur l’une de ses interventions le public du stade Vélodrome d’une magnifique parade à l’horizontale… et offrant ainsi une jolie victoire au forceps aux siens aux dépens de Sochaux (2-1). De quoi écoeurer les adversaires de l’OM, de quoi réconforter son coach, Eric Gerets, avant d’entrer en lice, lui et son équipe, en Ligue des Champions.

La tête d’affiche : Thorstein Helstad. A 31 ans, on pourrait le croire sur la fin. Une hypothèse d’autant plus éprouvée que ce grand attaquant ne débarque pas d’une grosse pointure européenne. En effet, Brann Bergen en ténor européen… ça ne vend pas du rêve. Mais depuis son arrivée au Mans, Helstad aligne les belles prestations, autant qu’il empile les buts. Déjà 3 en quatre journées. Dernière victime en date : le FC Nantes, sévèrement corrigé par le géant norvégien et le reste de ses petits camarades. Une fois encore, la cellule de recrutement du MUC 72 a eu le nez creux. Et Helstad a trouvé au Mans une scène d’exposition plus conforme à ses talents de buteur.

Le boulet : Stefan Babovic. A Nantes, rien ne va plus. Les joueurs n’affichent aucune solidarité les uns envers les autres, les dirigeants semblent incapables de prendre les décisions qui s’imposent et la crise sportive a dépassé les portes de la Jonelière. Résultat, l’esprit de groupe a volé en éclats à Nantes. Le meilleur exemple ? Stefan Babovic, mis au ban par ses coéquipiers depuis son altercation avec Abdoun et auteur depuis le début de la saison de sorties toutes les plus indigentes les unes que les autres. Si le FCN se cherchait un symbole dans cette période sombre, il l’a trouvé.

Le chiffre : 540. En football, il y a des équipes contre qui la maxime « quand ça ne veut pas, ça ne veut pas » prend toute sa dimension. Pour Bordeaux, Lille en fait partie. Défaits 2-1 à Lille, les hommes de Laurent Blanc ont encore dû baisser pavillon face aux Dogues nordistes, incapables finalement de prendre un match supposé être dans leurs cordes… à leur avantage. Cela fait désormais 540 minutes que les Bordelais n’ont plus vaincu les anciens protégés de Claude Puel, soit 6 matches depuis 2005. Vous avez dit bête noire ?

Le geste : 73e minute de jeu à Geoffroy-Guichard. Entrée de jeu de Frédéric Piquionne sous les couleurs lyonnaises sur la pelouse du voisin stéphanois. La bronca qui accueille le joueur rhodanien est assourdissante. Les noms d’oiseaux volent… et la réplique du joueur est immédiate. D’une frappe puissante des vingt-cinq mètres, pourtant décoché dans un angle délicat côté droit, l’ancien attaquant de Rennes et de Monaco a bien failli inscrire un but magnifique et planter un vilain coup de couteau dans le dos de ses principaux détracteurs, les supporters foréziens. Cela aurait été une belle revanche pour Piquionne, surtout lors d’un derby finalement remporté par l’OL (1-0). Mais pour sa vengeance, l’attaquant lyonnais devra patienter encore un peu.

La phrase : « Si Monsieur ne voit pas un hors-jeu qui est d’un mètre ( sur le but d'Erding, réduction sochalienne lors de Marseille-Sochaux, score final 2-1), je m’en fous. Cela peut arriver. Les arbitres sont des êtres humains et peut-être qu’il avait une mouche dans son œil au moment où le ballon a été donné. Ça, tu peux encore le pardonner. Mais il ne faut pas venir vers mon banc, parce que si quelqu’un touche à un de mes joueurs, je suis prêt à le tuer. Si l’arbitre vient nous voir et nous dit de nous calmer, d’arrêter de gesticuler sur notre banc, je trouve ça normal. En revanche, s’il ne fait rien alors qu’un de mes joueurs se fait insulter par l’un des membres du staff de l’équipe adverse, je suis obligé de défendre mon équipe. J’espère que c’est la première fois et la dernière fois que je dis que je ne suis pas d’accord avec l’arbitrage » (Eric Gerets, entraîneur prêt à tout pour la santé de ses joueurs de l’Olympique de Marseille).

La rédaction