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Le mal-être de Pastore

Javier Pastore

Javier Pastore - -

Encore discret face à Lille (0-0), dimanche, Javier Pastore a essuyé de nouveaux sifflets. L’Argentin cristallise un début de rancœur, accentué par ses récentes sorties médiatiques maladroites.

Kevin Gameiro aurait pu tout changer. A la réception d’une magnifique ouverture de Javier Pastore à la 20e minute du match contre Lille (0-0), dimanche, l’attaquant parisien a manqué de convertir en but la seule fulgurance de son coéquipier durant ce match. Et l’occasion d’empêcher les sifflets du Parc des Princes, qui ont accompagné la sortie du terrain de l’Argentin à la 80e minute de jeu. « Javier était en colère contre lui-même, a raconté son coéquipier Marcos Ceara à la fin du match. On veut toujours faire la différence et comme il n’a pas pu le faire… » L’état de grâce qui a accompagné l’arrivée de l’ancien joueur de Palerme s’est dissipé. La faute à des performances en nette baisse depuis quelques semaines.

Les larges sourires, les buts (six depuis le début de la saison) et les gestes de classe ont laissé place à un visage fermé, un jeu banal et une certaine aigreur. Ce lundi matin, le meneur de jeu de 22 ans a fait un passage éclair au Camp des Loges, comme dimanche soir lorsqu’il est passé tel un fantôme devant les journalistes. S’il s’est arrêté pour signer quelques autographes, cela s’est fait sans un mot, ni un sourire. Bien loin du visage radieux et sympathique affiché il y a quelques mois. Le récent cambriolage de sa voiture l’a affecté et a dégradé un peu plus l’image qu’il se fait du public français qu’il a jugé « trop froid » dans une interview accordée au média italien, Radio Radio.

Fernandez : « A peine arrivé, il pense déjà partir »

Une sortie médiatique maladroite où il a évoqué son avenir loin de Paris, deux semaines après s’être déjà plaint que ses coéquipiers « jouent la tête baissée », et ne pas être suffisamment libre sur le terrain. « C’est très maladroit. Comment peut-il dire ça alors qu’un club a autant investi sur lui ? Ce qui me déçoit c’est qu’il est déjà en train de programmer son futur, regrette Luis Fernandez. A peine arrivé, il pense déjà à partir. C’est un manque de respect par rapport aux supporters. C’est un joueur exceptionnel dont on attend plus. Il est en train de passer par une période difficile parce qu’il est émoussé et fatigué. »

Voilà aussi la raison de la baisse de régime de l’ancien joueur de Palerme, moins influent depuis le match de Lyon (2-0), le 2 octobre dernier, qui a précédé deux allers-retours en Argentine pour disputer des matches amicaux. S’il apparaît plus en jambes depuis la victoire face à l’Athletic Bilbao (4-2), jeudi dernier, il n’a pas encore retrouvé la justesse technique qui émerveillait tant en début de saison. Ses débuts en fanfare ont placé la barre des attentes très hautes. Peut-être trop…