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Le Mandanda nouveau est arrivé !

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A l’image de sa prestation à Avignon face à l’ACA (3-0), le capitaine olympien a franchi un nouveau palier depuis le début du championnat.

On joue la 34e minute au Parc des sports d’Avignon. L’OM mène 1-0 face au promu provençal. Sur le côté gauche, Camel Mériem adresse un long centre pour la tête de Kermorgant, en pleine course, au deuxième poteau. Dans les tribunes, ils sont nombreux à croire à l’égalisation. C’est oublier que Steve Mandanda est revenu au sommet de sa forme. Détente, timing, agilité, la parade du portier phocéen est parfaite. « C’était un arrêt important car il est intervenu avant la mi-temps et surtout parce qu’on a marqué juste après (par André Ayew, ndlr) », souligne le gardien international français (13 sélections).

Chez le petit frère arlésien (3-0), Steve Mandanda a gardé ses cages inviolées pour la deuxième fois de la saison. Décisif à plusieurs reprises, il a surtout réalisé un match plein : « C’est vrai que j’ai été sollicité, reconnait-il. Je ne sais pas si c’est mon meilleur match de la saison, mais l’essentiel était de ne pas prendre de but. » Si le gardien des champions de France est toujours aussi humble, force est de constater qu’il est un autre homme depuis le début de la saison. Oublié le portier hésitant et inconstant de la saison passée…

Un capitaine heureux

Une saison qui a commencé par un plébiscite. Niang parti en Turquie, Deschamps doit trouver un nouveau capitaine. L’entraîneur phocéen décide de laisser à ses joueurs le choix d’élire leur « patron ». Mandanda se souvient : « On en a discuté, il y a eu ensuite un vote à bulletin secret. Le coach a validé ce choix. Cela fait plaisir car, d’une ce sont mes partenaires qui ont choisi et de deux, le coach a validé ce choix. J’ai dit oui tout de suite. C’est une fierté, un honneur. » Vice-capitaine l’an passé, Benoît Cheyrou approuve : « Steve est apprécié et respecté dans le groupe. »
En pleine confiance, Mandanda avoue avoir grandi. Moins « sage », il s’affirme match après match : « Le brassard m’oblige être plus présent, j’ai des obligations, affirmait-il samedi au micro d’Orange Foot. Je pense que c’est un plus pour moi. »

Le retour en grâce de Mandanda ne s’explique pas uniquement par le capitanat. L’arrivée de Nicolas Dehon cet été au poste d’entraîneur des gardiens à la place de Laurent Spinosi ne doit rien au hasard. Le coach âgé de 42 ans est celui qui a formé Mandanda lorsque celui-ci évoluait au Havre. « Il m'a permis de progresser techniquement mais aussi mentalement », se souvient le Phocéen. Des conseils précieux qui permettent aujourd’hui au gardien marseillais de réaliser un début de saison étincelant. « Presque un sans-faute », conclut Rolland Courbis. Suffisant pour titiller Hugo Lloris dans les prochains mois sous le maillot bleu ?

AB