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Le petit musée de Gervinho

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A quelques heures du choc contre l’OL, l’attaquant ivoirien du LOSC nous a ouvert les portes de son domicile, dans la banlieue de Lille. Zoom sur un joueur complètement passionné par son sport.

L’index pointe une photo d’un homme défilant sur un podium. Baskets blanches aux pieds, jean slim, petit polo à col blanc, l’individu a le look, c’est certain. « Je suis beau, non ? » insiste Gervinho, tout sourire devant ce cliché de lui-même. « Ça a plu aux spectateurs », poursuit l’attaquant du Losc. Huit mois après avoir posé lors d’un gala de charité pour le styliste Fall Touré et sa marque de vêtements Twareg, Gervinho n’a pas changé de dégaine. La casquette à l’envers ? Toujours là, de même que le jean. Seul le tee-shirt a changé. Mais un coup d’œil circulaire au magnifique pavillon de l’Ivoirien suffit à ne pas se tromper. Gervinho est footballeur. Pas mannequin.

Fan de Robinho, Kalou et… Hazard

L’antre du feu follet lillois respire le foot. Sous toutes ses formes. Sur les murs, on trouve des chaussures à crampons. Encadrées. Ainsi que des maillots. Celui de Didier Drogba, « le grand frère de la sélection ivoirienne», fait bien évidemment partie du décor. Comme celui de l’équipe nationale, le vert, celui que portait Gervinho face au Brésil lors du Mondial sud-africain. « C’était ma première Coupe du monde, se souvient le Lillois. On avait perdu (défaite 3-1). » Un peu plus loin, trône celui « du pote » Salomon Kalou, un très proche, ancien collègue de l’Académie Jean-Marc Guillou. Dans une autre pièce, c’est la tunique brésilienne de Robinho qui se fait remarquer. « Lui, je l’adore. On a le même profil, le même gabarit… ».

Que dire d’Eden Hazard alors, dont la tunique est placée un peu plus loin ? « C’est l’un des joueurs de Lille que je n’oublierai jamais. Les Belges ont vraiment de la chance d’avoir un joueur comme ça. » Jaloux, Gervinho ? Lui aussi a eu droit à ses faits d’armes. Comme l’année dernière, lors du festival offensif des Dogues devant Lyon (4-3). Un match que l’Ivoirien, auteur d’un doublé, avait marqué de son empreinte puisque c’est lui qui avait libéré les siens dans le temps additionnel. Forcément, le maillot du match a une place de choix. « Je l’ai mis à côté de celui de Kalou. Il a été dédicacé par tous mes coéquipiers. » Il offrira sûrement un peu d’inspiration à l’Ivoirien avant le choc de dimanche. Et si cela n’est pas suffisant, un clin d’œil en sortant de chez lui à la Une de l’équipe, « Le calvaire de l’OL », devrait le transcender un peu plus.

Alix Dulac avec M.B