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Le ras-le-bol des arbitres

La polémique est née de l'entrevue entre l'arbitre de PSG-Lyon et Jean-Michel Aulas, le 20 septembre dernier.

La polémique est née de l'entrevue entre l'arbitre de PSG-Lyon et Jean-Michel Aulas, le 20 septembre dernier. - -

Les incidents liés à la présence de dirigeants dans leurs vestiaires à la mi-temps de deux rencontres de L1 provoquent la colère des arbitres français.

« Je me vois mal rentrer dans le vestiaire d’une équipe en disant : "Votre 4-3-3 n’a pas été terrible, ce serait bien de changer" ». Comme l’ensemble de ses collègues, Bertrand Layec en a ras le sifflet. Face au phénomène d’intrusion dans les vestiaires d’arbitres à la pause, le manager des arbitres a décidé de monter au créneau. « J’en appelle à la raison les techniciens et les présidents, clame-t-il. L’arbitre est un être humain, qui a besoin de respect, de calme, de sérénité, surtout à un moment aussi important que la mi-temps. C’est un moment de mise au point, de bilan, mais aussi de repos. »

Née de la présence de Jean-Michel Aulas dans le vestiaire de M. Fautrel à la pause de PSG-Lyon (1-1), le 20 septembre, la polémique a rebondi ce dimanche. Les dirigeants boulonnais reprochent à l’entraîneur lillois Rudi Garcia d’avoir fait de même avec M. Viléo. « Je lui ai tout de suite signifié qu’il n’avait rien à faire dans notre vestiaire, et lui ai demandé de sortir, affirme ce dernier. Mon arbitrage a été le même en première qu’en seconde mi-temps. Je pense que certains n’arrivent pas à admettre qu’on puisse perdre un match à cause de ses joueurs ou d’un mauvais coaching. Il est évidemment plus facile de tirer sur l’arbitre… »

Le phénomène préoccupe assez pour obliger la LFP à publier hier un communiqué où elle rappelle que personne n’est habilité à pénétrer dans le vestiaire « sauf si l'arbitre en fait la demande ». Une question de « respect mutuel », reprend Bertrand Layec. « Je trouve ce qui se passe particulièrement choquant. D’autant que, de notre côté, nous avons ouvert nos portes après les rencontres, aux joueurs, aux entraîneurs et aux médias. Depuis un certain nombre d’années, on fait des efforts dans ce sens. » Des efforts pas vraiment payés de retour.

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