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Le rêve fou de Bielsa au sujet de Gignac

Dans une interview à l'Equipe Magazine, André-Pierre Gignac raconte que Marcelo Bielsa s'était fixé un objectif à son sujet à l'époque de l'OM: l'Argentin voulait envoyer le Français à Manchester United.

Quatre ans après son départ au Mexique, André-Pierre Gignac est toujours aussi épanoui avec les Tigres de Monterrey. Dans une longue interview accordée à l'Equipe Magazine, l'attaquant international revient sur son exil, sur ses performances en Amérique centrale, et ouvre la boite à souvenirs. Notamment au sujet d'un coach bien connu des Mexicains: Marcelo Bielsa, son ancien entraîneur à l'OM.

"On échange encore par textos ou via son adjoint Diego Reyes, raconte Gignac. Marcelo n’aime pas parler. Alors il m’écrit des petits mots. Il m’a envoyé une carte récemment (pour ses 100 buts avec les Tigres). [...] Ce mec a marqué ma carrière à jamais. Il m’a fait changer ma vision du foot. C’est le coach qui m’a cerné comme personne. Dans une autre lettre, il m’a dit que je restais un joueur amateur qui jouait en professionnel. Tous ses petits mots me mettent à chaque fois la chair de poule. Il dit vraiment peu de choses, mais il parle comme personne. Mais il a toujours eu un rêve pour moi."

Boca, Flamengo et le Galaxy l'ont approché

Un rêve d'Angleterre. "Quand j’étais en fin de contrat avec l’OM, il voulait que je signe à Manchester United, se souvient le Français. C’était son objectif pour moi. Il voulait aussi me galvaniser. Il savait que je kiffais MU. C’est une de mes équipes favorites en Europe à cause de Ruud van Nistelrooy, que j’adorais."

Finalement, Gignac a préféré traverser l'Atlantique et changer de vie. Un choix qu'il ne regrette pas, et qui aurait pu lui ouvrir d'autres portes, puisque l'ancien Toulousain confie qu'il a été approché ces dernières saisons par plusieurs clubs de renom, comme Boca Juniors, Flamengo, ou le Los Angeles Galaxy, qui rêvait de lui faire former un duo avec... Zlatan Ibrahimovic.

"Ils avaient en tête de me faire venir juste avant Ibra pour préparer son arrivée et ensuite nous associer devant, assure APG. C’était un beau duo quand même! Là-bas, il y a une telle population d’immigrés mexicains que j’étais un gros coup pour eux. Mais je n’ai pas réfléchi longtemps."

CC