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Leboeuf : « OM-PSG, un match pas plaisant à jouer »

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Si pour Frank Leboeuf un Marseille-PSG reste une affiche bien plus croustillante et prestigieuse à disputer qu’un Monaco-PSG, ce choc au sommet de la 9e journée ne devrait pas accoucher selon lui d’un spectacle folichon.

Frank, un PSG-Monaco est-il aujourd'hui comparable avec un OM-PSG ?

Au niveau ambiance ? Non. Parce qu’à Monaco, il y a personne. Ça restera ce Marseille-Paris. Ça a tellement fait bouger la France ou en tout cas Marseille et Paris lors de ces confrontations, que ça reste le clasico et ça le restera. C’est la première ville contre la deuxième ville, c’est plein d’histoire. Monaco, c’est gentil, c’est la Principauté, ce n’est même pas en France. C’est la capitale contre les riches. Mais on parle beaucoup d’argent autour de ça. En plus, Marseille-Paris, ça devient le pauvre contre le riche. Il y a plein de choses qui vont arriver comme Real Madrid-Athletico Madrid ou d’autres matches qui deviennent très très chauds comme ça parce qu’il y a des classes sociales qui sont différentes.

Quels souvenirs gardez-vous de ce choc, vous qui avez évolué sous le maillot marseillais de 2001 à 2003 ?

Rarement des bons souvenirs parce que même si on avait gagné une fois au Vélodrome 1-0 et une autre fois une belle défaite 3-0 où j’avais fait une belle bourde, ce ne sont pas des matches qui sont plaisants à jouer. C’est un match de prestige qui n’amène rien parce que ce ne sont pas des matches qui font gagner le championnat. Les joueurs disent qu’ils préfèrent perdre contre Marseille ou le PSG mais gagner le championnat. En fait, tu le gagnes pour les supporters parce qu’ils en font tellement quelque chose de spécial.

Un dernier mot sur Jérémy Menez, qui a une fois de plus manifesté son fichu caractère mercredi soir en Ligue des champions

Le problème, c’est qu’on a tellement des histoires avec un joueur qui n’est pas contents, qui ne sert pas la main de celui qu’il remplace ou de l’entraineur ou qui rentre directement au vestiaire. Il n’y a plus à discuter sur ça. Il y a à punir, à sanctionner réellement et arrêter de pardonner. C’est toute cette génération qui fait toutes ces bêtises-là. Maintenant, on en a un peu tous marre de ce qui se passe, de cette crise du football. Les footballeurs sont dans une position tellement royale et tellement extraordinaire qu’ils devraient la jouer douce parce que leur petit ego n’est pas en danger et tout va bien chez eux.

La rédaction