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Les promus peuvent-ils surprendre ?

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Ils rêvent d’imiter Montpellier, promu devenu européen la saison passée. Si Caen, Brest et Arles-Avignon tenteront avant tout de se maintenir parmi l’élite, les nouveaux pensionnaires de Ligue 1 peuvent-ils créer la surprise ?

Caen
L’expérience en plus
Si le maintien est l’objectif du club normand cette saison, les champions de Ligue 2 ont l’avantage d’être plus expérimentés que les deux autres promus, Brest et Arles-Avignon. Avec quatre relégations en quinze ans, l’équipe de Franck Dumas a pris la mauvaise habitude de faire l’ascenseur mais maîtrise le plus haut niveau national. Avec des joueurs aguerris comme Tafforeau (228 matches en L1), Nivet (179) ou Seube (91), des recrues inspirées telles que l’ancien Boulonnais Marcq ou l’ex-Monégasque Mollo, la formation normande peut espérer faire bonne figure. Gare toutefois aux premiers matches. Avec Marseille, Lyon puis Montpellier lors des trois premières journées de championnat, le début de saison s’annonce d’ores-et-déjà très compliqué.

Brest
L’ambition bretonne
Qu’on se le dise, le dauphin de Caen n’entend pas faire de figuration en L1. « On ne revient pas pour une année », assure Michel Guyot, le président du club breton. Avec son buteur, Nolan Roux (15 buts la saison passée), l’équipe d’Alex Dupont se veut même ambitieuse. « On ne va pas se comparer à Montpellier car ce type de parcours n’arrive pas tous les ans, mais on ne joue pas non plus le maintien, avoue Guyot. On espère viser le milieu de tableau. » Pour s’en persuader, le patron brestois a des arguments : « On est craint, s’exclame-t-il. J’ai parlé avec cinq ou six présidents de L1 à propos de prêts de joueurs, mais comme ils nous considèrent comme des concurrents, ils ne nous les prêtent pas. » Le coach des Armoricains en a vu d’autres : « On a terminé avec 10 points d’avance sur le quatrième, affirme Alex Dupont. Ça veut dire qu’il y a incontestablement du talent dans cette équipe. Pas que de la sueur. » A ses joueurs de lui donner raison.

Arles-Avignon
La spirale du succès
Il y a huit ans, à l’issue de la saison 2001-02, le club provençal pointait à la 8e place en CFA2. Depuis, Arles n’a cessé de grimper les échelons à un rythme hallucinant. En cinq ans, Michel Estevan a fait passer le promu de la CFA2 à l’élite. « A chaque début de saison, on nous met à la cave, et à chaque fois on trouve la clé pour en sortir, souligne le coach arlésien. Parfois, on trouve même un bel ascenseur pour monter. En L1, on va se défendre !» Estevan pourra s’appuyer sur l’expérience de Robert Duverne, ancien préparateur physique de l’OL et des Bleus, pour faire bonne figure. Au-delà de l’effet de surprise, la dynamique du succès pourrait bien aider le plus petit budget du championnat (18 millions d’euros). Lors de son dernier match de préparation, Arles-Avignon a déjà dominé Saint-Etienne (2-1). Sochaux, premier adversaire du promu samedi, est prévenu.

AB