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Les Verts le digèrent mal

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S’ils reconnaissent qu’ils auraient signé des deux mains pour un nul face à Paris, les Verts n’ont pas forcément bien vécu le rouge reçu par Fabien Lemoine, qui a permis au PSG de revenir dans le match ce dimanche (2-2).

« C’est incroyable. C’est un truc de fou. C’est moi qui prends le carton rouge, c’est pas possible… » Fabien Lemoine n’a pu contenir sa colère, au moment de son expulsion face à Paris (61e). Le visage en sang après avoir reçu un coup de coude involontaire d’Ezequiel Lavezzi qu’il venait de faucher, le Stéphanois a quitté la pelouse, furieux, comprenant sans doute que la décision de l’arbitre, M. Buquet, serait lourde de conséquence. 

Effectivement, ce carton rouge brandi en direction d’un Lemoine au visage maculé ne sera pas qu’une des images fortes de la rencontre. Elle en sera tout simplement le tournant. Près de trente minutes plus tard, le PSG refaisait son retard au bout du temps additionnel, arrachant un point dans cette rencontre qui semblait pourtant devoir lui échapper. De quoi laisser de lourds regrets aux Verts, tout proches d’infliger à Paris sa première défaite en… 30 matches.

La colère de Galtier

Le sang n’aura donc pas suffi à éviter au milieu de terrain un rouge qui lui pendait au nez après une première heure durant laquelle il a multiplié les fautes. Celle-ci n’était pas la plus méchante, c’est certain, mais bien celle de trop, quoi qu’en dise l’intéressé : « Je la juge sévère, estime-t-il en conférence de presse. Je laisse passer le ballon et on se percute. C’est une grosse déception parce que je laisse mes partenaires à dix, et qu’avant ça on avait le match en main. Je ne suis pas sûr que si un joueur du PSG avait été dans mon état, il aurait pris un deuxième jaune ».

L’histoire ne le dira pas. Et si Christophe Galtier faisait quant à lui bonne figure au moment de revenir sur la rencontre, préférant saluer le courage de ses hommes plutôt que de contester la légitimité du carton, sa colère dans les couloirs de Geoffroy-Guichard en dit suffisamment sur le fond de sa pensée. « Tout le temps je ferme ma g… sur l’arbitrage. Tout le temps ! », a-t-il hurlé au moment de regagner les vestiaires. C’est bien la frustration qui l’attendait au tournant.

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La rédaction