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LFP : Thiriez repart au combat

Frédéric Thiriez

Frédéric Thiriez - -

Réélu sans surprise ce vendredi à la tête de la LFP, Frédéric Thiriez compte axer son mandat sur le redressement économique du football français. Un défi qu’il ne dissocie pas d’une amélioration, nécessaire, de l’image du ballon rond.

Le suspense a pris fin. Enfin, s’il est possible de parler de suspense. Ce vendredi, à l’issue d’une assemblée générale tenue à Paris, Frédéric Thiriez a été réélu président de la Ligue du football professionnel. Pour la troisième fois consécutive. Un vote blanc, 84 voix sur 85, le soutien du syndicat des clubs professionnels (UCPF) et de l’Union des acteurs du football (UAF) : c’est un véritable plébiscite qu’a connu l’avocat de 60 ans, en poste depuis 2002 et qui s’y voit maintenu pour les quatre prochaines années. De surprise, il n’y en a donc pas eu et il ne pouvait pas y en avoir puisque Thiriez était le seul candidat à sa succession.

Jean-Pierre Denis, Laurent Vallée, Alain Giresse et Didier Quillot, membres du collège indépendant, étaient les seuls à pouvoir s’opposer à sa réélection. Mais ils ne se sont pas présentés. « Je ne me sens pas l’âme d’un dictateur ni d’un président à vie, affirme pourtant l’intéressé. C’est un honneur et une exigence. On attend beaucoup de moi. Le football français est rentré en récession, prévient le président de la LFP. Il va falloir se battre. » C’est un combat que Frédéric Thiriez compte mener lors de son nouveau mandat, avec le redressement économique du football hexagonal en ligne de mire.

Opposé à la taxe à 75%

« La priorité, c’est que nos clubs dépendent moins des droits TV et trouvent leurs ressources propres pour exister », explique Thiriez, prônant à ce sujet une politique commerciale « plus agressive ». Et qui compte bien s’appuyer sur l’organisation de l’Euro 2016 pour y parvenir. Mais son cahier des charges ne sera pas seulement financier. Celui qui s’est une nouvelle fois opposé à la taxe à 75% pour les très hauts revenus portée par François Hollande (« Si on veut jouer en deuxième division européenne, il faut le dire »), devra redorer l’image du football français, relégué au 6e rang de l’indice UEFA l’été dernier… alors qu’il tablait en 2007 sur une place de 3e et la victoire d’un club français en Ligue des champions à l’horizon 2012. « On ne doit pas seulement former de bons joueurs mais de beaux joueurs, estime Thiriez. Sans redressement de l’image, il n’y aura pas de redressement économique. » CQFD.

Alix Dulac avec Rodolphe Massé