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Ligue 1 : l’équipe-type de la 11e journée

Paul-Georges Ntep

Paul-Georges Ntep - AFP

Après chaque journée de Ligue 1, retrouvez le onze-type concocté par la rédaction de RMC Sport. Cette semaine, Lensois et Parisiens sont à l’honneur. Sans oublier les brillantes performances offensives de Carlos Eduardo et Paul-Georges Ntep.

Anthony Lopes (Lyon)

Si l’OL a remporté le choc de la journée face à Marseille (1-0) grâce à un but plein de classe de Yoann Gourcuff, les Lyonnais peuvent également remercier leur gardien. Car le scénario aurait pu être tout autre si Anthony Lopes n’avait pas, cinq minutes avant l’ouverture du score, sorti une parade reflexe exceptionnelle sur un reprise à bout portant d’André Ayew. L’arrêt le plus spectaculaire d’une soirée durant laquelle le portier rhodanien a repoussé tous les assauts du leader phocéen.

Mohamed Fofana (Reims)

Si Reims a attendu la 90e minute pour faire plier Montpellier (1-0) grâce à un but de Moukandjo, la défense champenoise aura tenu la baraque tout le match, avec notamment un excellent Fofana. Interventions au sol comme en l’air, relance, présence physique, le Rémois a signé un match plein. Solide et efficace, tout ce qu’on demande à un bon défenseur central.

Abdoul Ba (Lens)

Vingt ans… et du tempérament. Après avoir découvert la L1 au Stade de France contre le PSG, le jeune Lensois a connu sa première titularisation dans l’élite sur la pelouse de Toulouse. Un choix payant pour Antoine Kombouaré : solide dans le jeu aérien, Ba a parfaitement contenu Ben Yedder, Pesic puis Braithwaite et assuré la relance sans prendre de risques. Il se souviendra longtemps de sa brillante première dans le onze nordiste.

Yroundu Musavu-King (Caen)

Si Caen a pris les trois points contre Lorient (2-1), il le doit au moins autant à ses buteurs – Nangis et Duhamel (sur penalty) – qu’à la prestation défensive de Musavu-King. Solide comme un roc avec sa belle carrure, le Gabonais a écarté le danger quand il le fallait et contenu au maximum un Jordan Ayew pourtant en forme.

Marco Verratti (PSG)

Son aisance technique lui offre des solutions dans les plus petits périmètres, là où de nombreux autres seraient condamnés à perdre le cuir. Motta moins en forme ces dernières semaines, son compatriote italien a pris les clés du milieu de terrain parisien. Et rayonne. Nouvelle preuve contre Bordeaux où son activité et sa vista ont fait très mal aux Girondins (3-0). Pour ne rien gâcher, il a provoqué l’expulsion de Poko et obtenu le premier penalty du PSG. Un match plein.

Blaise Matuidi (PSG)

Quand son physique et sa technique sont tous deux au rendez-vous, le Parisien affiche un volume de jeu toujours impressionnant. Nouvelle démonstration face à Bordeaux, où l’international tricolore a dominé les débats au milieu de terrain. Solide à la récupération, efficace dans ses relances, tranchant dans ses percussions et ses appels, impliqué, il est encore monté d’un cran dans son influence une fois les deux équipes réduites à dix. Indispensable à ce niveau-là.

Yannick Ferreira Carrasco (Monaco)

Les problèmes d’efficacité offensive de l’ASM ont trouvé une solution depuis deux matches : Ferreira Carrasco. Déjà buteur lors de la 10e journée face à l’Evian-TG, l’attaquant belge a récidivé sur la pelouse de Bastia lors de la 11e, rajoutant deux passes décisives pour faire bonne mesure et parachever sa superbe rencontre (victoire 3-1). Falcao parti, Berbatov sur le flanc, Ferreira Carrasco se doit d’évoluer à son meilleur niveau en ce moment. Pour l’instant, c’est réussi.

Alharbi El-Jadeyaoui (Lens)

Buteur du bout du pied gauche pour ouvrir le score à Toulouse (victoire 2-0), le premier but de sa carrière en Ligue 1, impliqué dans la réalisation de Bourigeaud sur le 2-0, hyperactif et intenable sur son flanc droit, El-Jadeyaoui ne s’est pas loupé pour sa première titularisation depuis le 24 septembre. A revoir.

Carlos Eduardo (Nice)

Jusqu’ici, le Brésilien n’avait marqué qu’un seul but, celui de la victoire 1-0 à Monaco (8e journée). Il a multiplié son total par… six en un match. Avec un quintuplé en 64 minutes sur la pelouse de Guingamp (7-2), Eduardo Costa a martyrisé la défense bretonne et réalisé LA performance offensive du week-end en L1. Personne n’avait mis cinq buts en un match de championnat de France depuis 30 ans. Historique.

Paul-Georges Ntep (Rennes)

Quand il évolue à ce niveau, difficile de mettre une limite à son potentiel. Tranchant dans ses appels et ses intentions, efficace à chaque prise de balle, le Rennais a accompagné sa superbe prestation d’ensemble de deux passes décisives. Très, très précieux, tout comme ses deux partenaires offensifs, Habib Habibou et Abdoulaye Doucouré, les deux buteurs rennais du dimanche.

Yacine Bammou (Nantes)

Remuant, généreux, l’attaquant français a confirmé sur la pelouse de l’Evian-TG sa grande forme et son statut de révélation de la saison chez les Canaris. Après avoir provoqué le penalty de l’ouverture du score, l’ancien… vendeur de maillots dans une boutique du PSG a raté une grosse occasion mais ne s’est pas laissé déstabiliser : quelques minutes plus tard, il trompait Hansen et signait un très joli but, son deuxième but de la saison après celui contre Lens lors de la première journée.