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Ligue 1: l'OM se relance contre Montpellier, coaching payant pour Villas-Boas

Alors que l'OM était accroché à domicile par Montpellier, André Villas-Boas a été bien inspiré de faire entrer Dimitri Payet, Valère Germain et Saîf-Eddine Khaoui. Tous les trois ont été décisifs pour permettre à leur équipe de gagner (3-1), mettant fin à une série de trois matchs sans succès.

A Marseille, la soirée a commencé ce mercredi par la mobilisation d’une centaine de supporters de l’OM, rassemblés à proximité du Vélodrome pour réclamer la démission de Jacques-Henri Eyraud dans un concert de fumigènes. Elle s’est terminée sur une bonne note avec une victoire contre Montpellier (3-1), lors de la 18e journée de Ligue 1.

Un résultat qui met fin à une série de trois matchs sans victoire pour les Marseillais, qui se hissent à la cinquième place du classement. Ils reviennent à cinq points du podium et de Lille, surpris par Angers (2-1). Montpellier est scotché au neuvième rang.

Le coaching payant de Villas-Boas

Ce succès marseillais doit beaucoup au coaching de Villas-Boas, qui a été bien inspiré de lancer en seconde période Dimitri Payet, Valère Germain et Saîf-Eddine Khaoui. Tous les trois ont été décisifs.

Entré à la 73e minute de jeu à la place de Nemanja Radonjic, titulaire surprise et auteur de l’ouverture du score, Payet a permis aux siens de reprendre l’avantage sept minutes plus tard d’un missile du droit après avoir parfaitement fixé la défense adverse (80e). Pas épargné par les critiques ces derniers mois, il n’avait plus marqué en championnat depuis fin novembre. Germain s’est chargé d’enfoncer le MHSC en coupant un centre de Khaoui (84e), qui a plus apporté en quelques minutes qu’un Yuto Nagatomo une nouvelle fois à la peine.

Dans un match très important dans la lutte pour les places européennes, Marseille a frappé en premier grâce à Radonjic, très actif dans son couloir gauche et surtout buteur avant la pause (41e). Son premier but de la saison. C’est d’une tête au second poteau qu’il a fait la différence sur un joli centre d’un Florian Thauvin longtemps intenable. 

Le champion du monde aurait pu être décisif dès la 25e avec un caviar pour Dario Benedetto, mais la reprise de la tête de l’Argentin a frôlé la transversale de Jonas Omlin. Trois minutes plus tôt, le numéro 9 de l’OM avait manqué une occasion en or en trouvant le poteau alors que le but étant grand ouvert (22e). Au cours d’une première période très animée, Montpellier a également eu des munitions, en particulier son capitaine Andy Delort. 

Montpellier marque le pas

D’ordinaire si adroit, l’Algérien s’est trop précipité sur un tir du pointu (39e) avant de rater le cadre sur un centre de Yun Il-Lok (44e). Il s’est bien rattrapé au retour des vestiaires en laissant filer un ballon appuyé de Jordan Ferri qui a profité à Florian Mollet. L’ancien Messin s’est appliqué pour fusiller Steve Mandanda d’une frappe croisée du droit (52e). Un but validé par l’arbitre Stéphanie Frappart qui a provoqué la colère des Marseillais, pour qui la position de hors-jeu de Delort a eu une influence sur l’attitude de leur défense. Ils ont bien failli retrouver le sourire dans la foulée mais Benedetto, en position de frappe, a préféré chercher Thauvin, trop court pour ajuster Omlin (56e). Villas-Boas a alors tout changé ou presque en lançant tour à tour Kevin Strootman, Payet, Germain et Khaoui.

Des entrants qui ont fait mal à des Montpelliérains pas assez tueurs dans le dernier geste et encore trop naïfs défensivement. Avec trois défaites sur ses quatre derniers matchs, l’équipe de Michel Der Zakarian marque le pas.

RR