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Ligue 1: les quatre axes de travail pour améliorer la sécurité dans les stades

Désirée par le président de la LFP, Vincent Labrune, depuis le début de la saison, une réunion de sécurité a eu lieu ce mardi à Beauvau. Plusieurs personnalités politiques comme Gérald Darmanin, Roxana Maracineanu ; des dirigeants d’instances du football comme Noël Le Graët et cinq présidents de clubs de Ligue 1 étaient notamment présents.

Le monde du football a été vu sous son mauvais jour lors du match dimanche dernier entre Lyon et Marseille. Au bout de deux minutes, un supporter s’est tristement distingué en lançant une bouteille d’eau sur la tête de Dimitri Payet. Ce manque de sécurité a fait réagir, à tel point que ce mardi une réunion de sécurité a été organisée à Beauvau, au ministère de l'Intérieur.

Ce rassemblement était réclamé par le président de la LFP, Vincent Labrune, depuis le début de la saison. À 9h30, étaient présents : les ministres de l'Intérieur, Gérald Darmanin, de la justice, Eric Dupont-Moretti, la ministre déléguée au Sport, Roxana Maracineanu ; le préfet de police de Paris ; cinq préfets de région ; le patron de la division nationale de lutte contre l’hooliganisme (DNLH) ; le directeur général adjoint de la Police Nationale ; Vincent Labrune ; Noël Le Graët, le président de la FFF, et cinq présidents de clubs de Ligue 1 (Jean-Michel Aulas, Pablo Longoria, Jean-Pierre Rivère, Joseph Oughourlian et Olivier Létang). Philippe Piat, membre de l’UNFP, était aussi présent pour représenter les joueurs.

La précédente réunion de sécurité n’avait réuni que des membres de cabinet des différents ministères. La portée symbolique d’un rassemblement dirigé par des ministres en personne était très importante aux yeux de la LFP, afin de montrer que le gouvernement s’occupe de ce problème.

La discussion menée par le Ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a duré une heure et a été jugée constructive. Aucune décision formelle n’a été prise, mais quatre axes de travail ont été discutés. Ces sujets devraient déboucher sur des mesures concrètes présentées et validées dans deux semaines, le mercredi 8 décembre (jour où la commission de discipline de la LFP rendra ses décisions définitives après les incidents à Lyon).

Les axes de travail étudiés

Les interdictions de stade, c’est la mesure que le Ministre de la Justice, Eric Dupont-Moretti, devrait renforcer pour que les sanctions soient plus sévères. Après les périodes de confinement, de nombreuses interdictions à durée limitée sont arrivées à leur terme. Les pouvoirs publics ont l’intention de faciliter la prononciation de cette peine. Pour les pouvoirs publics, les sanctions individuelles doivent être prononcées plus rapidement et être plus sévères.

La sécurisation des stades a aussi été traitée. Un audit sur les systèmes de vidéo-surveillance devrait être lancé dans tous les stades, afin de vérifier qu’ils soient efficaces partout et qu’ils permettent bien l’identification de n’importe quelle personne dans le stade. L’installation de filets sera aussi à nouveau discutée. De même pour les dispositifs préparés par les pouvoirs publics à l’extérieur des stades.

Concernant la sécurité privée, la Ligue travaille sur un nouveau dispositif de formation spécifique des stadiers pour que ceux-ci soient mieux formés. Le dispositif global de sécurité privée géré et payé par les clubs sera aussi discuté. Un poste de dépenses qui pourrait augmenter à la demande des pouvoirs publics et des instances du foot.

Le dernier axe de travail concerne la procédure d’arrêt de match. C’est l’un des points qui était le plus attendu par les présidents de clubs, c’est-à-dire établir un protocole clair, net et précis d’arrêt des matchs en cas d’incident. Il convient que les instances du foot et les pouvoirs publics tombent d’accord sur les circonstances où le préfet prend la main sur le sort match et quand il peut laisser l’arbitre en décider.

JO avec Loïc Briley