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Lille a fini par y arriver

Le Lillois Bastos a délivré sa huitième passe décisive contre Rennes.

Le Lillois Bastos a délivré sa huitième passe décisive contre Rennes. - -

Rennes, après 18 matchs sans défaite, a été battu par Lille (1-0), l’équipe contre laquelle le club breton avait entamé sa formidable série en août dernier. La boucle est bouclée.

Dernière passe mal assurée, sauvetage de la défense rennaise, arrêts de Douchez... Lille a longtemps cru qu'il ne parviendrait jamais à ouvrir le score contre Rennes. Les Bretons, qui avaient entamé leur série de 18 matchs consécutifs sans défaite contre le LOSC, au mois d'août dernier, ne voulaient pas mettre fin à cette aventure collective. Dans un match où ils ont souvent été asphyxiés par le milieu de terrain lillois, ils s'en sont donc remis aux dégagements de leur défense centrale ou aux arrêts miraculeux de leur gardien. Mais cinq mois après leur victoire obtenue dans les arrêts de jeu contre le LOSC, ils ne sont pas parvenus à rééditer cette fin de match.

Lille, de son côté, a confirmé l'impression qui se dégageait de certains de ses matchs passés : le bloc nordiste est un des plus difficiles à manœuvrer, l'engagement et la vitesse des Dogues leur permettent souvent de prendre le dessus sur l'adversaire, mais ils manquent cruellement d'efficacité. Heureusement, le torse de Hansson est venu dévier une frappe de Nicolas Fauvergue, tout juste entré en jeu. Nicolas Douchez, le portier breton, est pris à contre-pied (1-0, 75ème). Il était temps, car Rudy Garcia, sur son banc, désespérait de voir les siens ouvrir le score. L'inefficacité des Lillois est d'ailleurs criante : avec 20 tirs et près de 50 centres, ils ne sont parvenus à inscrire qu'un but.

Rennes, toujours quatrième du championnat après ce match, aurait même pu réaliser le hold-up parfait. Au quart d'heure de jeu, Moussa Sow propulse une tête sur la barre transversale, pour ce qui sera l'unique véritable occasion des Bretons. Le même Moussa Sow, quelques minutes plus tard, se rend coupable d'une vilaine semelle sur Mathieu Debuchy, qui aurait pu lui valoir un carton rouge. A la mi-temps du match, les mots de Stéphane Mbia, le milieu rennais, étaient évocateurs : « Nous ne sommes pas unis... ». Un mal que les Bretons devront à tout prix corriger s'ils veulent retrouver à nouveau le goût de la victoire.

La rédaction - Sylvain Mouillard