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Lille à la peine

Landreau impuissant

Landreau impuissant - -

Lille a été rejoint en fin de match à Troyes (1-1), face à une courageuse équipe de l’ESTAC. Un nul qui n’arrange aucune des deux formations.

Mathieu Debuchy aurait pu espérer mieux pour son retour à la compétition. Rejoint en toute fin de match, le LOSC a de quoi nourrir de gros regrets. Après un début de match sans saveur, les deux équipes ont, au fil des minutes, augmenté leur niveau de jeu. Pas grand-chose à retenir en première mi-temps, si ce n’est le très joli but lillois, inscrit par Dimitri Payet. Bénéficiant d’un mauvais renvoi de la défense troyenne plein axe, le milieu de terrain contrôle, puis se remet sur son pied droit et ajuste le poteau rentrant de Thuram-Ulien, totalement impuissant. Lille mène d’un but à la pause.

Au retour des vestiaires, le rythme de la rencontre s’intensifie. De part et d’autres, les situations chaudes se multiplient. Ainsi que les changements des deux côtés, peu après l’heure de jeu. Le temps passe, les rapports sont équilibrés. Les Dogues mènent et gèrent tranquillement, ce qui fait hésiter Rudi Garcia sur l’opportunité de lancer Bruno, le jeune attaquant belge du LOSC. Il reste cinq minutes, et Lille joue la montre.

L’incroyable retour troyen

Mauvais choix tactique. A trop gérer ce résultat, les Nordistes risquent un contre… Stéphane Darbion, que Furlan a eu sous ses ailes chez les Canaris déborde côté droit, et adresse un centre parfait à destination de l’inusable Sébastien Grax. Chedjou et Béria se gênent à la retombée du ballon ce qui profite au numéro 2 troyen qui ajuste Landreau d'un plat du pied croisé (88e). Coaching gagnant, Darbion et Grax étant entrés en jeu un quart d’heure plus tôt.

Le stade de l’Aube chavire, et pousse son équipe pour une fin de match à cent à l’heure. Mais le score n’évoluera plus. Les Troyens ont le sourire au coup de sifflet final, même si leur situation comptable n’évolue guère, avec un second point et une dix-neuvième place. C’est tout de même « un bon point de pris », lâchait Furlan, juste après le match. « On est heureux de ne pas avoir été battu par une belle équipe ». Les Lillois font grise mine. Ils géraient tranquillement, trop sûrement.

« Sur la deuxième-mi-temps, nous sommes moins allés de l’avant, c’est dommage », reconnaissait Florent Balmont. Un point à l’extérieur dont ils devront se contenter chez un promu. Et seulement six récoltés en cinq journées. « Deux points de perdus » pour Rudi Garcia. « Il fallait absolument breaker pour éviter un coup du sort… » Pas l’idéal avant l’entrée en Ligue des champions la semaine prochaine face au BATE Borisov. « Je ne suis pas inquiet pour mercredi, il faut garder confiance. La réception de Lyon sera très importante (dimanche prochain) ». Personne ne contredira le coach lillois.

Jean Rioufol