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Lille, trou d’air ou crash en vue ?

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Les leaders lillois ont laissé entrevoir des tensions inédites après leur défaite à Monaco (1-0). Pour le moins préoccupant, à huit journées de la fin du championnat, même si le match nul de l’OM leur préserve trois points d’avance.

Tiens, une fissure… On a pu l’entrevoir samedi, après la défaite des Lillois à Monaco (1-0). Encore émoussé par le mauvais match des siens, Adil Rami se présente au micro de Foot +. « Aujourd’hui il y a des choses qui n’ont pas été très ‘réglo’ de la part de quelques joueurs et ca me commence vraiment à me casser les c… ! Soit tu joues avec ton cœur et tu donnes ton corps à la science, soit tu calcules et tu n’es pas fait pour jouer à Lille. On va crever l’abcès dans le vestiaire, entre nous. »

Peut-être le défenseur vise-t-il Gervinho, dont l’expulsion rapide (37e) pour un geste d’humeur a coûté cher aux Dogues. A moins qu’il ne désigne ses coéquipiers de l’attaque, pour une fois impuissants face à la rigueur ultra-défensive des Monégasques. L’international oublie pourtant qu’il été de loin le plus mauvais joueur sur le terrain. Son coup de sang n’en est que plus agaçant pour ses partenaires, malgré un semblant de mea culpa quelques minutes plus tard. « Après une défaite, on est parfois énervé et on dit un peu de la m… Mes coéquipiers me connaissent, ils savent que quand je suis énervé, je réagis bêtement. Une heure après, je l’ai regretté. »

Landreau : « Il ne faut pas tout remettre en cause »

S’il a fait le ‘buzz’, l’épisode Rami n’est pourtant pas le seul dans un vestiaire lillois de plus en plus tendu par la fin de saison. « Au coup de sifflet final, je suis intervenu entre mes joueurs et le corps arbitral pour qu'il ne se passe rien », avoue Rudi Garcia lui-même. Bien vu : certains, encore excédés par le carton rouge pourtant logique adressé à Gervinho, auraient pu prendre des cartons fort malvenus. Quant à Fred Paquet, le directeur général du club, il s’est lui aussi emporté après la rencontre. Un manque de sang froid qui met en évidence l’immaturité d’une équipe offensive et séduisante dans le jeu, mais qui a l’habitude de flancher en fin de saison.

« Il ne faut pas tout remettre en cause », glissent en chœur Mickaël Landreau et Florent Balmont, deux cadors du vestiaire lillois. « Franchement, on ne se prend pas la tête, ajoute le milieu de terrain. Les concurrents commencent à nous titiller, mais ça fait partie du jeu. » Heureusement, le match nul de Marseille face à Toulouse ce dimanche (2-2) est là pour les rassurer : à huit matchs de la fin, le LOSC compte trois points d’avance sur son dauphin. Suffisant pour ramener le calme chez les Dogues ?