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LOSC: pas de conciliation pour Bielsa

Le camp Marcelo Bielsa et le LOSC ne sont parvenus à aucun accord lors de la réunion organisée au siège de la LFP ce mardi, alors que l'entraîneur argentin souhaitait une conciliation.

L’audition devant la commission juridique de la Ligue de football professionnel (LFP) aura duré un peu moins d’une heure ce mardi. Une réunion qui n’aura pas abouti à une conciliation entre le LOSC et l’entraîneur argentin Marcelo Bielsa, "suspendu" par le club lillois le 22 novembre dernier. Si le clan Bielsa était ouvert à une conciliation, il s'est opposé à un refus très ferme du club lillois. "Il semble que le LOSC ne soit pas du tout dans un esprit de dialogue, vu qu’on vient littéralement de claquer la porte au nez de M. Bielsa", a notamment déclaré Me Benjamin Cabagno, un de ses conseils.

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Sans Marcelo Bielsa

L’ancien coach de l’OM n’était pas présent physiquement au siège de la LFP. Pas plus que son avocat, Me Carlo Alberto Brusa, pris par un procès à l’étranger. Lors de la tentative de conciliation de ce mardi, le camp Bielsa était représenté par deux collaborateurs de Me Brusa, à savoir Me Benjamin Cabagno donc et Me Barbara Pieranti. Dans l’autre camp, on trouvait le directeur juridique du LOSC et une autre personne.

"Une main tendue"

Le président lillois Gérard Lopez et son directeur général Marc Ingla étaient également présents au siège de la LFP ce mardi, mais pour participer à une réunion avec la DNCG qui se déroulait simultanément. Gérard Lopez n’a pas souhaité s’exprimer à sa sortie du bâtiment. Les avocats de Marcelo Bielsa se sont adressés à la presse ce mardi soir, regrettant que le LOSC n'ait pas voulu "apaiser les esprits". "Il y avait une main tendue pour une conciliation. On l’a sollicitée avec force mais on nous a répondu non, avec force également", a souligné Me Barbara Pieranti.

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"Je pense qu’il sera extrêmement déçu du comportement du LOSC, a ajouté Me Benjamin Cabagno. Après avoir été mis à la porte violemment, on nous parlait de faute grave mais on ne sait toujours pas quelle faute grave est reprochée à M. Bielsa. J’imagine que nous le saurons dans quelques jours mais il y a une situation de statu quo choquante pour M. Bielsa et ses adjoints."

Bielsa souhaite "l'exécution" de son contrat

Dans le différend qui oppose le LOSC à Marcelo Bielsa, le club nordiste envisageait en effet un licenciement pour faute grave avant de se rendre compte qu'une telle procédure "ne s’applique pas à un entraîneur en manque de résultats", selon les paroles de Me Carlo Alberto Brusa dans le Parisien mardi. L'entraîneur argentin réclame lui "l'exécution" d'un contrat qui court jusqu'en juin 2019 et lors duquel était prévu un salaire de 400 000 euros bruts par mois. Marcelo Bielsa avait pris en charge le LOSC l'été dernier.

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