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Lucas : « Heureux d’être à Paris »

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Après des débuts réussis au PSG, Lucas a dressé un premier bilan et s’est livré sur son adaptation. L’international brésilien entend bien progresser sur et en dehors du terrain. Et souhaite parler français rapidement.

Quel est l’état d’esprit des joueurs après l’élimination en Coupe de France ?

Nous sommes évidemment très tristes, très déçus. Nous aurions beaucoup aimé gagner, nous étions confiants. L’équipe était prête, nous avions tous les éléments pour le faire. Mais c’est comme ça, nous n’avons pas saisi cette chance, nous avons été éliminés. Le match a été compliqué. Maintenant, nous allons nous concentrer sur ce qui va suivre pour gagner ce qu’il reste.

Pourquoi n’étiez-vous pas dans le groupe ?

Lundi, j’ai commencé à ressentir une douleur aux côtes, donc je n’ai pas pu m’entraîner. J’espère que j’irai mieux d’ici dimanche et que je pourrai jouer.

Vous n’étiez pas à Evian, vous avez donc échappé à la colère noire de Carlo Ancelotti…

Nous ne nous attendions pas à cette élimination, nous espérions vraiment nous qualifier. Je comprends la colère du coach. Au contraire, j’aurais aimé assister à cette engueulade parce que j’aurais voulu être présent et participer au jeu. J’aurais voulu contribuer à la victoire. Donc non, je ne suis pas satisfait de ne pas y avoir assisté.

« Tout le monde veut gagner contre le PSG »

Comprenez-vous pourquoi le PSG joue surtout en contre même face à des petites équipes alors qu’il possède des stars ?

Je pense que cela est dû au fait que l’équipe est encore nouvelle. Mais comme vous dites, nous sommes une équipe qui possède des stars et cela motive encore plus nos adversaires. Tout le monde veut gagner contre le PSG. Cela rend les choses un peu plus difficiles. Je pense qu’il faut nous donner encore un peu de temps. L’objectif cette année, c’est de remporter la Ligue 1. Cela nous permettra d’avoir encore plus de résultats l’année prochaine et de gagner plus de titres.

Cela fait 4 mois que vous êtes arrivé à Paris. Quel regard portez-vous sur vos débuts ?

Je tiens d’abord à dire que je suis très heureux d’être à Paris. L’équipe et la ville sont merveilleuses. Je pense que mon adaptation est même plus rapide que ce que j’avais imaginé. Il me reste certainement beaucoup de choses à améliorer mais l’important, c’est que je puisse jouer et aider l’équipe à être championne.

Vous n’avez toujours pas marqué. Cela vous manque-t-il ?

Bien sûr que cela me manque. Tout le monde aimerait marquer, c’est normal. Mais je pense que le plus important pour moi, c’est le jeu, c’est l’équipe, c’est le projet. J’essaye de faire le maximum, de m’investir, de courir, et je pense que le but va venir naturellement.

Carlo Ancelotti avait l’air très touché après la défaite contre Evian TG. Comment l’avez-vous trouvé ?

Je l’ai brièvement vu hier. Il m’a plutôt demandé comment j’allais mais on n’a pas beaucoup échangé, peut-être en raison de la barrière linguistique. Evidemment, il est très touché par cette défaite mais il sait que tout le monde est très triste, que tout le monde aurait voulu gagner. Mais c’est le football, on ne sait jamais comment les choses peuvent évoluer.

« Ça passe de l’italien, à l’espagnol, à l’anglais… »

L’année dernière, Pastore a subi pas mal de critiques en raison de son prix (42M€). Vous qui avez été payé 45M€, sentez-vous une pression particulière ?

La valeur n’est pas vraiment importante pour moi. On a certainement beaucoup parlé du montant du transfert, peut-être parce qu’au Brésil ou en France, un montant pareil n’est pas commun. Moi je le prends comme une reconnaissance de mon travail donc je suis content. Mais mon objectif, c’est de contribuer au succès de l’équipe, notamment en championnat. D’après ce que je sais, cela fait un moment que l’équipe n’a pas été championne. Donc mon objectif est de participer à cette histoire.

Nous avons pu voir quelques photos de vous sur Twitter avec un cahier et un stylo, en bon élève qui apprend le français. Où en êtes-vous ? Avez-vous appris quelques phrases en français ?

Je prends des courts intenses deux fois par semaine. Je veux rapidement parler français parce que je suis conscient que c’est important. Je m’investis beaucoup parce que c’est une très jolie langue. Mais c’est un peu difficile pour moi, il y a aussi des conditions extérieures qui me compliquent la tâche et notamment le fait qu’il y ait beaucoup d’étrangers dans l’équipe. Ça passe de l’italien à l’espagnol à l’anglais… Cela crée des confusions dans ma tête mais j’espère pouvoir parler français rapidement.

« Nous méritions de nous qualifier contre Barcelone »

Neymar a déclaré qu’il resterait peut-être au Brésil jusqu’en 2014. Pensez-vous qu’il ait peur de venir en Europe après ses matches décevants en sélection ? Est-ce que vous lui parlez de l’Europe ?

Je ne parle pas vraiment de cela avec lui. Je pense que c’est une décision personnelle. Il est jeune, pour l’instant il a choisi de rester au Brésil et de ne pas venir en Europe et je respecte cette décision. Moi j’ai fait un choix différent, j’ai décidé de venir parce qu’il y avait un réel projet. J’avais envie de saisir cette opportunité, de me mettre à l’épreuve en Europe.

Leonardo avait dit que vous étiez plutôt une équipe faite pour l’Europe. Vous avez eu du mal à Troyes, avant de vous faire éliminer contre Evian TG. Pensez-vous que l’élimination en Ligue des champions a brisé votre dynamique ?

Contre Barcelone, nous avons fait deux grands matches. Je pense que nous avons fait preuve de talent et de créativité. Je pense même que nous méritions la qualification. Cela n’a pas été le cas mais nous sommes fiers de ce que nous avons fait parce nous avons perdu contre une immense équipe. Le résultat que nous avons obtenu est honorable. Je ne pense pas que cela ait eu un impact sur notre motivation. Au contraire, cela nous a poussés à davantage nous concentrer sur le championnat. Cela nous a montré que nous avons toutes les chances de réussir la saison prochaine.

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Propos recueillis par Nicolas Paolorsi