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Lyon, le caractère comme moteur

Michel Bastos

Michel Bastos - -

Comme il y a deux ans, l’OL est encore engagé dans toutes les compétitions à la mi-janvier. Si le calendrier va devenir infernal, les ressources mentales des Lyonnais, démontrées contre Lille mercredi soir en Coupe de la Ligue (2-1), seront très utiles.

C’était un OL « low-cost ». Avec des comptes à rééquilibrer, un dégraissage assumé et un nouvel entraîneur prié de maintenir autant que possible le niveau des ambitions nationales. Six mois plus tard, les Lyonnais semblent avoir un excédent de bagages. Avec la Ligue 1 (4e), la Coupe de France (16e de finale) et la Coupe de la Ligue (demi-finales) qui sont toujours accessibles à l’intérieur de leurs frontières. Et à l’extérieur, l’Europe, qui s’apprêtait pourtant à dévaluer l’OL en le reversant en Ligue Europa, avant de le retenir miraculeusement en Ligue des champions (8e de finale) grâce à son avalanche de buts à Zagreb (7-1). Quatre compétitions, quatre chances de titre, à la mi-janvier. Ce n’était arrivé qu’une seule fois sous l’ère Puel.

A la différence près qu’en 2010, l’OL n’était qualifié « que » pour les quarts de finale de la Coupe de la Ligue. Depuis sa victoire mercredi soir à Gerland contre Lille (2-1), le club est à une seule marche du Stade de France. Un succès à Lorient le 31 janvier l’enverrait à Saint-Denis pour la première fois depuis le printemps 2008 et sa quatrième victoire en Coupe de France. « Ça lance notre deuxième partie de saison, s’est réjoui Rémi Garde après la belle preuve de caractère de son équipe, réduite à dix dès la 10e minute contre le LOSC. Ça peut servir aussi au niveau du groupe. Quand on est solidaire, qu’on a beaucoup d’enthousiasme et de fierté, on peut faire de grandes choses. »

Bastos, le symbole

Privé de titre depuis bientôt quatre ans, l’OL comptera sur ses valeurs mentales pour tenter de rafraichir son palmarès. Après l’expulsion de Mouhamadou Dabo, Michel Bastos, reconverti arrière droit, et Lisandro, auteur du but de la qualification, ont montré l’exemple. « Je suis là pour aider l’équipe, il ne fallait pas bouder » a expliqué le Brésilien, passeur décisif. « Un symbole », pour son entraîneur, qui risque d’être utile ces prochaines semaines. Après le déplacement à Montpellier samedi, qui conclura une semaine à trois matchs, l’OL devra ensuite tenir le coup pendant deux mois. Avec la double confrontation contre l’APOEL Nicosie (8e de finale de la Ligue des champions, 14 février - 7 mars), les affiches contre Marseille (5 février), Paris (25 février), Lille (10 mars) et Saint-Etienne (17 mars), le plus dur est encore devant Lyon.

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