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Lyon sombre à Toulouse

Hugo Lloris

Hugo Lloris - -

En s’inclinant à Toulouse ce dimanche (2-0), l’Olympique Lyonnais a dit adieu au titre et s’est mis en danger dans la course à la Ligue des Champions. Les expulsions de Michel Bastos et Aly Cissokho, qui a également marqué contre-son-camp, l’affaibliront un peu plus contre Marseille le week-end prochain.

Dans les tribunes du Stadium, les visages de Jean-Michel Aulas et Bernard Lacombe ne mentaient pas. Entre colère froide et incompréhension, le président lyonnais et son conseiller suivaient la pathétique prestation de leur équipe avec un profond désarroi. Battu à Toulouse (2-0) et réduit à neuf en fin de match, l’OL a livré l’une de ses plus mauvaises performances de la saison. Le titre s’envole et le PSG, seulement devancé à la différence de buts, menace.

« On n’est jamais entré dans le match, on n’a pas joué » a simplement trouvé comme explication Claude Puel. L’entraîneur lyonnais n’a pas réussi à analyser à chaud les errances de ses joueurs, en défense avec le retour raté de Pape Diakhaté en l’absence de Jérémy Toulalan et Cris (blessés), ou en attaque, avec un Yoann Gourcuff à nouveau titulaire mais remplacé dès l’heure de jeu. Deux autres lyonnais, Michel Bastos et Aly Cissokho, ont encore mieux symbolisé la « très mauvaise soirée » de l’OL dixit Claude Puel.

Aulas a fait un malaise

Alors que Lyon était mené 1-0 depuis la tête de Mauro Cetto (28e), Bastos, qui jouait son premier match depuis sa blessure il y a deux mois, a écopé de deux cartons jaunes en moins d’une minute (63e). Quelques instants plus tard (68e), Cissokho a trompé son propre gardien, Hugo Lloris, en voulant couper la trajectoire du but au Toulousain Moussa Sissoko. Avant de se faire expulser à son tour (84e). Tous les deux seront donc suspendus dimanche prochain contre Marseille.

Un match que les Lyonnais (3es) devront impérativement bien négocier. « On se doit d’avoir un minimum de fierté » déplorait Hugo Lloris dans les couloirs du Stadium. Jean-Michel Aulas a lui évité les questions des journalistes, après avoir demandé à son homologue toulousain, Olivier Sadran, de reculer le périmètre de sécurité de quelques mètres. Quelques instants plus tôt, le président lyonnais venait de faire un malaise dans le vestiaire. Sans gravité, puisqu’il a pu rejoindre Lyon en avion, mais révélateur de l’état dans lequel son équipe l’a mis ce dimanche.

LP avec WT à Toulouse