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Monaco: Thierry Henry sur le banc, ça pourrait donner quoi?

Priorité de Monaco pour remplacer Leonardo Jardim, Thierry Henry pourrait enfin obtenir son premier poste d’entraîneur en chef, deux ans après avoir obtenu ses diplômes et fait ses gammes auprès des jeunes, puis comme adjoint. Le tout sous l’influence d’un coach croisé quand il était joueur.

Diplômé et coté

Thierry Henry n’a pas tardé pour entamer sa reconversion d’entraîneur après l’arrêt de sa carrière en 2014. Il a vite rejoint Arsenal pour encadrer les jeunes avant d’intégrer le staff des U19 sous la houlette du Néerlandais Andries Jonker (ancien adjoint de Louis van Gaal). Une activité qu’il menait en parallèle à celle de consultant pour Sky Sports. Il a obtenu son diplôme d’entraîneur en mars 2016 au pays de Galles (avec l’aide d’Osian Roberts, sélectionneur-adjoint), lui permettant d’entraîner une équipe qualifiée en Coupe d’Europe. 

S’il souhaitait poursuivre l’aventure avec les Gunners, Arsène Wenger lui avait demandé de choisir entre l’une ou l’autre de ses activités avant que "Titi" n’opte pour la chaîne anglaise. Il a trouvé plus conciliant avec la sélection belge, où il est devenu deuxième adjoint de Roberto Martinez. Après le Mondial 2018, il a décidé d’arrêter ses activités de consultant pour se consacrer exclusivement à sa nouvelle carrière d’entraineur. Après l’échec de son arrivée à Bordeaux en septembre, il a finalement pris du grade chez les Diables Rouges (premier adjoint de Martinez) quelques semaines plus tard. Un poste qu’il pourrait finalement vite quitter pour l’ASM.

Un style marqué par Guardiola

Si Arsène Wenger (1999-2007) est le manager qu’il a côtoyé le plus longtemps en carrière, Pep Guardiola est celui qui l’a le plus marqué alors qu’il n’a passé que trois saisons sous ses ordres (2007-10 au Barça). "J’ai à nouveau appris à jouer au football à 30 ans, a-t-il un jour confié sur Sky Sports. Après ce que j’avais réussi à Arsenal, Monaco, la Juventus ou même à un niveau international, j’ai vu le football d’une autre manière. J’ai compris les espaces, j’ai compris le fait de rester dans une position, j’ai compris qu’il fallait donner 100% même quand tu prends une pause pour boire… Chaque petit détail."

Un schéma en 4-3-3?

Tactiquement, le doute persiste sur le schéma préféré de Thierry Henry. Si la Belgique évoluait dans une défense à trois, avec deux latéraux offensifs et une attaque en mouvement derrière Lukaku, il a aussi évolué en 4-3-3 avec Arsenal quand il était joueur tout comme avec le FC Barcelone, une expérience inoubliable pour lui. 

Plus que le schéma tactique, "Titi" avait expliqué l’importance de la liberté de mouvements à l’approche du but adverse. "Combien de fois voyez-vous un joueur descendre et demander le ballon? Ça n'arrive pas avec Barcelone, expliquait-il sur Sky Sports. Reste dans ta position, crois dans tes coéquipiers qui ont le ballon et attends-le. Tu démarres dans une position haute mais après tu peux faire ce que tu veux. Dans le dernier tiers du terrain, Guardiola appelait cela 'les 3P', play, possession and position. Et le plus important était la position. Tu dois rester en place, croire en tes coéquipiers qui te feront parvenir le ballon. A l’entraînement, pour te faire comprendre ça, il mettait des cônes. Avant le dernier tiers du terrain, les gars qui jouaient à gauche ne pouvaient pas aller à droite et vice versa. Mais dans le dernier tiers, c’était la liberté pour nous. La première fois qu’il a pris l’équipe, il avait dit: 'mon travail est de vous faire venir dans le dernier, le vôtre est de conclure'."

NC