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Montpellier : Loulou Nicollin pourrait passer la main

Loulou Nicollin, le président de Montpellier

Loulou Nicollin, le président de Montpellier - AFP

Pour son retour à Montpellier, Rolland Courbis a vu son équipe de Rennes s’incliner (2-0) ce samedi lors de la 37e journée de Ligue 1. Son ancien président, Louis Nicollin, est revenu sur les conditions de son départ en félicitant Laurent, son fils, auquel il pourrait passer la main.

Loulou Nicollin avait promis "une belle conférence de presse". Rolland Courbis était de retour à La Mosson, ses oreilles allaient siffler. Après la victoire de Montpellier face à Rennes ce samedi (2-0), à l’occasion de la 37e journée de Ligue 1, le président héraultais a évidemment abordé le cas de son ancien entraîneur, parti à Rennes à la trêve. Mais il s’est un peu retenu, finalement. Car son fils, Laurent, président-délégué, a parfaitement géré la situation. Au point d’envisager de lui transmettre le relais pour de bon.

"Finalement, je ne vais rien vous expliquer du tout, a confié le père Nicollin. Pour la bonne raison que mon fils a mis les points sur les i, bien comme il faut. Et en plus, les joueurs ont fait pareil. Ils ont bien appuyé comme il faut. Je suis très, très satisfait. Qu’est-ce que je pourrais lui dire de plus ? J’ai un fils qui est très bon, quand même. Ça m’a fait plaisir. Ça a au moins permis ça. Je crois qu’il est bientôt apte à prendre la suite. Alors est-ce que je vais m’arrêter ? C’est possible."

"Il s’est mis à bouder"

Mais Loulou Nicollin a quand même aussi glissé son analyse du divorce avec Rolland Courbis. "Moi, je n’ai jamais été contre Rolland, a-t-il assuré. C’est lui qui s’est mis contre nous tout seul. Un point en sept matchs, des mauvais résultats. (…) Je veux bien ne rien connaitre au football, mais je ne suis pas con quand même. Je n’allais pas le renouveler deux ans de plus. Alors il s’est mis à bouder. Le président, il l’a traité de stupide... Mais ça va, ça passe tout ça. Je suis très content que mon fils, avec Michel Mézy, aient remplacé le camion et le chauffeur."

"Ce que je n’aime pas, c’est que je lui avait donné les clés du camion, a poursuivi le président de Montpellier. Moi, ça ne m’intéresse plus. Il ne parlait plus à Mézy, il ne parlait plus à personne, il ne parlait qu’à moi. Il voulait prendre Gourcuff, il voulait ceci, cela... Je lui ai tout donné. Mais manque de bol, un point en sept matchs. Et si mon fils et Michel Mézy ne s’occupent pas sérieusement des joueurs en leur parlant... J’y suis allé quelque fois mais j’étais vraiment fatigué... Je pense que l’on serait en deuxième division à l’heure actuelle." Finalement, 10e avant la 38e journée, le Montpellier repris par Frédéric Hantz pourrait même finir dans la première partie de tableau.

LP avec JL