RMC Sport

Montpellier-PSG : le champion accroché

Edinson Cavani

Edinson Cavani - -

Pour la quatrième saison de suite, le champion en titre n’a pas gagné pour la reprise de la L1. Après avoir été mené, le PSG est parvenu à arracher le match nul (1-1) sur la pelouse de Montpellier. Et Cavani a fait ses débuts.

Un déchet technique trop important pour de tels joueurs. L’impression, parfois, d’un intérêt limité transformé en apathie généralisée. Une possession de balle longtemps stérile avant de finir par faire mouche. Un match nul pour débuter la saison (2-2 à Lorient l’an dernier). Un énervement palpable contre les décisions défavorables du corps arbitral. Un Zlatan Ibrahimovic qui passe de pas motivé à magicien rageur en quelques secondes. Un Pastore trop souvent irritant à souhait. Un premier carton jaune de l’exercice pour… le bouillant Marco Verratti. Un 1-1 à Montpellier – le cinquième sur leurs sept dernières confrontations en L1 à La Mosson – avec des buts de Maxwell et Cabella.

A voir le PSG évoluer ce vendredi soir à Montpellier, pour une entame de championnat conclue avec le point du nul après avoir été mené, les supporters parisiens auront peut-être noté différents parallèles avec la saison dernière. Et quelque chose nous dit qu’ils aimeraient bien les voir se prolonger jusqu’à la même conclusion, ce titre attendu pendant 19 ans qu’il s’agit désormais de défendre… A vrai dire, avec un onze parisien composé à 100% de joueurs déjà présents la saison dernière, voir ce parallèle se mettre en place ne constitue pas une énorme surprise. Arrivée de Laurent Blanc ou pas, le PSG garde des certitudes de jeu et devrait sans doute s’appuyer dessus dans les premières semaines de compétition.

Cavani déjà dangereux

Avec, tout de même, des intentions offensives en fin de match plus prégnantes que sous Carlo Ancelotti. Et surtout un apport (de poids) en plus : Edinson Cavani, le transfert le plus cher de l’histoire de la Ligue 1 (64 millions d’euros), entré à la 72e minute et qui a failli faire trembler les filets d’une tête… deux minutes après avoir foulé pour la première fois une pelouse française. Une action sur laquelle on a pu voir du Zlatan tout craché, le Suédois ne se faisant pas fait prier pour dire sa façon de penser à Pastore, accusé d’avoir servi « El Matador » plutôt que lui. Le reste ? Un match classique de reprise, entre grosse envie mais déchet logique à cette période de l’année. Avec, bien sûr, cette petite étincelle en plus devant la vision irréelle de ce duo Zlatan-Cavani maillot du PSG sur le dos. La première période aura surtout récompensé l’opportunisme montpelliérain. Derrière un Cabella intenable, le MHSC résistait aux quelques assauts parisiens et tentait crânement sa chance. Et c’est ce diable de Cabella qui ouvrira le score d’un subtil tir après rebond (1-0, 10e), après avoir récupéré le cuir, et peut-être bien fait faute, dans les pieds de Zlatan.

Un but suivi de trente secondes durant lesquelles les caméras de la télévision s’attarderont sur Laurent Blanc, symbole de la pression qu’il risque de subir à chaque mauvaise performance. En face ? Un PSG dominateur mais plutôt brouillon dans les derniers gestes. Une tête de Lavezzi (7e), une frappe trop enlevée de Jallet (14e), une volée dévissée de Matuidi (20e) et un tir écrasé de Zlatan (30e) donneront des frissons à La Mosson. L’inefficacité parisienne aurait même pu être punie d’un doublé de Cabella (40e). Mais c’est finalement Maxwell qui mettra les deux équipes à égalité, en seconde période, en concluant en force et à bout portant une sublime déviation de la tête signée Ibrahimovic sur un amour de ballon de Pastore (1-1, 60e).

Avec le carton rouge d’El-Kaoutari (72e), Montpellier n’allait ensuite plus avoir de quoi mettre vraiment en danger le PSG. Mais les hommes de Jean Fernandez – seul entraîneur à avoir battu deux fois Paris en L1 ces deux dernières saisons – résisteront. Malgré une dernière tête très dangereuse de Rabiot (92e). Malgré Cavani, aussi, surtout. Ils ne seront peut-être pas si nombreux à pouvoir dire ça en mai prochain. « On espérait un meilleur résultat, concède Blanc. Paris a trop peu fourni de jeu en première période. Si on n’arrive pas à ouvrir le score pour que les équipes adverses se découvrent un peu, on risque de revivre ce genre de matches. Il va falloir être beaucoup plus efficace. Le côté positif, c’est qu’on a su ne pas perdre. C’est le minimum qu’on pouvait faire. Cavani ? On a vu qu’il a créé de la profondeur quand il est entré. Il va nous offrir des solutions et la défense adverse va être obligée de le surveiller. Maintenant, ila besoin de jouer, de parfaire sa condition physique. »

A lire aussi :

>> Le PSG sera-t-il son seul adversaire ?

>> Stars et suspense : bienvenue en Ligue 1 !

>> PSG : Cavani est du voyage

Alexandre Herbinet