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Montpellier-Rennes : la chance du champion

Camara vient d'enfoncer le clou

Camara vient d'enfoncer le clou - -

Montpellier a réalisé une excellente opération en disposant de Rennes (2-0), vendredi en ouverture de la 27e journée de L1. Grâce à ce succès acquis sur des faits de jeu extrêmement favorables, les Héraultais se hissent provisoirement à deux points du podium.

Benoît Costil aura beau montrer à l’arbitre le ralenti du but, diffusé sur l’écran géant de la Mosson, ce dernier ne bronchera pas (75e), estimant la charge d’Hilton sur le portier rennais licite. Ironie du sort, c’est justement le Brésilien qui profitera du cafouillage consécutif à ce duel aérien pour marquer dans le but vide. Une réalisation aussi litigieuse qu’importante, qui permet aux Héraultais de se rapprocher, provisoirement du moins, à deux petites unités du podium.

Les Rennais, qui comptaient autant de points que leurs hôtes avant le coup d’envoi, regretteront sans doute longtemps cette décision lourde de conséquence. D’autant qu’ils avaient jusque-là tenu la dragée haute à leurs adversaires orphelins des habituels maestros, Cabella (blessé) et Belhanda (suspendu) et en cruel manque d’inspiration. Mais ce n’était clairement pas leur soirée, comme en attestera le but du K.O. signé Camara (86e), entaché d’une main flagrante du buteur maison. Sa frappe à l’entrée de la surface, aussi somptueuse soit-elle, n’aurait donc pas dû être validée.

Rennes rate le coche

De quoi faire rager un peu plus les hommes d’Antonetti qui auraient mérité d’ouvrir le score en première période, sur deux occasions signées Erding (33e, 43e). Seulement, ce vendredi, la réussite était dans l’autre camp, permettant à Montpellier d’empocher à une troisième victoire de rang (la huitième consécutive à domicile) et de savourer tranquillement les autres confrontations du week-end entre les autres prétendants aux places européennes. En rêvant sans doute secrètement à une tournure des événements favorable, qui pourrait leur permettre d’aller chercher, à terme, une place dans le trio de tête de moins en moins utopique.

A.T.