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Nancy : le plan de bataille de Rousselot

Jacques Rousselot

Jacques Rousselot - -

Dernier de Ligue 1 avec huit points de retard sur le premier non-relégable, Nancy est également en crise financière. Jacques Rousselot, le président du club lorrain, a souhaité montré sa détermination à sauver le club ce jeudi.

Jean Fernandez toujours là
« J'ai lu dans la presse qu'il avait des intentions de départ, mais lui ne m'a rien dit qui aille dans ce sens. Je considère qu'il est l'entraineur de Nancy jusqu'en 2015. C'est à la vie à la mort, on gagne ensemble et on perd ensemble. Et si on meurt, ce sera ensemble. Maintenant, si Jean Fernandez souhaite partir, qu'il me le dise. J'ai en effet eu son agent au téléphone mais il m'a dit qu'il voulait parler de la pluie et du beau temps... »

Objectif maintien, malgré tout
« Il reste 19 matchs et on va essayer de s’accrocher à ce mince espoir. Je reste lucide, je ne suis pas un inconscient, mais il y a quelque chose à aller chercher. Le maintien se jouera à 33-34 points à mon avis. Ce matin (jeudi), j’ai prôné l’union sacrée. Ce groupe vit encore. Il n’est pas mort et si on meurt, ce sera les armes à main. »

Vendre pour survivre
« Il faut redonner du souffle à la trésorerie car nous sommes à bout de souffle. Il manquera 7 millions d’euros dans la caisse à la fin de la saison. Nicolas Holveck (vice-président) et moi-même avons donc décidé de céder durant le mercato quatre à cinq joueurs qui sont reconnus sur le marché afin d’assurer un équilibre (Massadio Haïdara, notamment, intéresse cinq clubs anglais, ndlr). Je l’ai déjà annoncé aux joueurs. Il y en a qui sont très affectés de nous quitter. Un en particulier, qui nous quitte également pour des raisons personnelles et qui a pleuré… Moi-même, je peux vous dire qu’en 20 ans, je n’ai jamais eu autant de difficultés morales à vivre le quotidien. Une fois ces départs validés, il faudra trouver quatre à cinq joueurs de substitution en étant malin. »

Un investisseur étranger attendu
« On essaye de trouver un investisseur qui puisse venir à nos côtés et apporter une augmentation de capital. On essaye d’aller le plus vite possible, avant la fin du mercato, car l’apport en capital doit nous servir pour recruter et remplacer les quatre à cinq départs. On discute depuis un moment et nous avons formulé une proposition ce matin, on attend un retour. Nous sommes en discussion avec un Américain, un Luxembourgeois et un fonds argentin également. Je peux vous assurer que je ferai tout mon possible pour assurer la pérennité de ce club. Nous avons 550 salariés, je veux éviter les plans sociaux et les coupes sombres. »

Propos recueillis par Jérémie Pignard