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Nantes - Girard : "Ne pas se fier aux étiquettes qu’on colle aux gens"

René Girard

René Girard - AFP

Nouvel entraîneur du FC Nantes, René Girard était l’invité de Luis Attaque sur RMC pour sa toute première interview radio. L’ancien coach de Montpellier et de Lille ambitionne le Top 10, parle recrutement et souhaite que les supporters attendent avant de le juger.

Son retour sur un banc de Ligue 1

« Je vais retrouver ce que j’aime faire, c’est-à-dire le terrain, avec ses bons côtés et les plus difficiles. Mais je vais faire ce que j’aime, donc c’est l’essentiel. Je n’ai pas vraiment douté de ne pas retrouver un banc. Après, dans le football, on n’est jamais sûr de rien. Il fallait que les championnats finissent pour les choses se décantent. J’ai sauté sur l’occasion car je pense que Nantes est un club qui peut me permettre de repartir sur un projet intéressant. »

L’accueil mitigé des supporters nantais

« Je crois que dans la vie, avant de porter un jugement sur les gens, il faut essayer de les connaître. Je ne sais pas d’où vient cette "dynamique", mais je ne me fais pas de soucis car je n’ai pas d’a priori par rapport à cela. Sinon, je ne serais pas venu à Nantes du tout. On se rencontrera, on en discutera et après il faudra juger par rapport au terrain. Mon rôle est là. »

Le recrutement pour la saison prochaine

« Je viens de passer deux jours à Nantes et on a discuté avec la famille Kita de l’effectif. Il y a des joueurs en prêt, des joueurs en fin de contrat… On s’est vus pour savoir qui on garde ou pas. On a commencé à poser des jalons, des noms, des joueurs qui pourraient nous intéresser. Après cela reste toujours dans le raisonnable. Nantes n’est pas Paris, Lyon ou Monaco. Je crois qu’il faut s’appuyer sur les jeunes et puis arriver à construire quelque chose de solide. C’est ce qui est intéressant aussi par rapport au projet qu’on m’a présenté. Bedimo ? Vada ? C’est une période où ça va jaser. Oui ça me ferait plaisir d’avoir un garçon comme Henri Bedimo dans mon équipe. Il est libre et il fait partie d’une short-list. Après il faut que l’on soit raisonnable et qu’on puisse déjà l’aborder. J’ai vu dans les journaux qu’Henri était annoncé chez nous. Bon, je ne suis pas trop mal placé pour savoir qu’il n’y a pas de contact. »

Sa réputation d’entraîneur défensif

« Il ne faut pas se fier aux étiquettes qu’on colle aux gens. Je crois que, quand on regarde mon parcours d’entraîneur, j’ai finis troisième meilleure attaque et meilleure défense avec Montpellier. Partout où je suis passé, on a toujours marqué des buts. La dernière année à Lille a été un peu difficile mais il ne faut pas oublier qu’on a fini troisième la première année. Après on tire le maximum d’un groupe que l’on peut avoir. Mais je n’ai aucune arrière-pensée de vouloir jouer défensivement. Ce n’est pas parce qu’on est à Nantes qu’il faut faire n’importe quoi. Le but c’est d’être le plus solide et le plus efficace possible. Après tout dépendra des garçons que l’on pourra avoir dans l’effectif. L’objectif aujourd’hui est de pérenniser Nantes dans le Top 10, c’est important. »

Peur de travailler avec le président Kita ?

« Peur de quoi ? Dans ce métier, il y a d’autres choses qui font peur. Le football est ainsi fait. Quand on regarde la carrière de tout le monde, on passe toujours du temps avec des gens qui ont de la personnalité, qui savent ce qu’ils veulent. Mais moi aussi j’en fais partie, donc on va bosser en essayant de monter la meilleure équipe possible. Puis on verra après. C’est le terrain qui livrera son verdict. »

La rédaction