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Nantes: Kita se défend dans l'affaire Limbombe

Waldemar Kita et son fils

Waldemar Kita et son fils - @AFP

Interrogé par l’Equipe sur les accusations dont font l’objet Anthony Limbombe et son agent provocateur Mogi Bayat, visé par une enquête autour de fraudes présumées, Waldemar Kita a pris ses distances avec cette affaire, mardi. Le président du FC Nantes s’est aussi défendu d’avoir versé une prime à la signature au joueur concerné, laquelle aurait servi de commission occulte.

Recrue la plus chère de l’histoire du FC Nantes, Antony Limbombe a entraîné son club dans la tourmente. Le joueur des Canaris, arrivé l’été dernier contre un chèque estimé à huit millions d’euros, a visité les locaux de l’antenne de police de Nantes le 5 novembre, rapportait l’Equipe la semaine passée. Il est soupçonné, dans le cadre de son transfert, d’avoir transmis une somme deux fois plus importante que le montant légal à son agent, Mogi Bayat.

La commission des agents est plafonnée à 10%. Les enquêteurs se demandent s’il n’a pas touché une part importante de la prime à la signature négociée pour le joueur afin de contourner ce dispositif. Reste que le président du FC Nantes, Waldemar Kita, dément formellement, ce mardi dans l'Equipe, avoir versé une telle prime à son joueur, buteur pour la première fois de la saison, vendredi.

Le sulfureux Mogi Bayat, proche de Waldemar Kita

"Oui, on a raconté qu’il aurait touché beaucoup d’argent, a reconnu Waldemar Kita, interrogé dans les colonnes du quotidien l’Equipe. On lui aurait donné une prime de trois millions d’euros à sa signature. C’est n’importe quoi. On est contrôlés par une structure juridique, par la DNCG, par la Ligue … Ce serait presque un tiers du transfert." L’enquête autour des fraudes présumées dans le football belge suit toujours son cours. Mogi Bayat en est un personnage central. L’agent est un proche de Waldemar Kita, le président du FC Nantes. Ce dernier ne s’en est d’ailleurs jamais caché.

"On a de bonnes relations avec Mogi Bayat, a-t-il même reconnu. Mais aussi avec Fabrice Picot ou d’autres gens dont vous ne parlez pas. Ce qui se passe dans ses affaires personnelles, ça ne me regarde pas. Mais aujourd’hui, il n’y a qu’une seule chose que l’on sait, c’est qu’il est sorti de prison et qu’il n’y aucune action contre lui." Après 48 jours de détention, Mogi Bayat a bien été libéré le 27 novembre dernier, après avoir payé une caution d’un montant de 150 000 euros. Il reste toutefois inculpé de blanchiment et de participation à une organisation criminelle.

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