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Nenê, la mauvaise passe

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Moins efficace en 2011, le milieu de terrain offensif du PSG traverse une période difficile. Mais il refuse de baisser la tête.

Voilà près de deux mois que Nenê n’a pas inscrit le moindre but en Ligue 1. Depuis un retentissant doublé face à l’AS Monaco (2-2), le Brésilien n’a trouvé le chemin des filets qu’en 32e de finale de la Coupe de France contre Lens (5-1, le 8 janvier). Des Sang&Or que le Parisien retrouvait samedi au Parc des Princes (0-0) mais qui ont, cette fois, réussi à le museler. « Les défenseurs essaient de me stopper, reconnaît-il. On est de plus en plus surveillé. »

Le joueur qui a hérité du numéro 10 de Stéphane Sessegnon, parti à Sunderland, marquerait-il le pas à l’image de ce qu’il a subi lors de ses précédentes saisons, sous le maillot monégasque, notamment ? Après avoir inscrit 13 buts en 19 journées, Nenê pouvait difficilement garder un rythme aussi infernal : « Je ne peux pas marquer à tous les matches, se défend-il. Je ne me prends pas la tête avec ça. L’important est que l’équipe gagne, même si je ne marque pas. » Malheureusement pour Nenê, le club de la capitale piétine, lui aussi. « On est dégoûté mais c’est le football, soupirait-il après le résultat nul face à Lens. Parfois le ballon ne rentre pas. Il ne faut pas se décourager et continuer à travailler. » 

« Je ne vais pas me cacher »

Travailler davantage, c’est exactement ce qu’a fait le Parisien lorsqu’il a appris qu’il ne figurait pas dans la liste de Mano Menezes pour affronter la France (1-0) mercredi dernier au Stade de France. Le joueur, qui rêve de porter le maillot de la Seleçao été touché mais n’hésite pas à faire du rab après les entraînements. A 29 ans, il n’a pas fait une croix sur l’équipe nationale. Mais a-t-il vraiment digéré cette non-sélection ? Samedi soir, juste avant de quitter le Parc des Princes, il a simplement lâché : « C’est du passé. » Cet épisode qui reste sensible ne l’empêche pas, en tout cas, de fuir ses responsabilités : « Même si je ne fais pas les choses comme il faut, je ne vais pas me cacher, assure-t-il. Je prendrai toujours le ballon pour aider mes partenaires à se créer des occasions. Il faut lever la tête. Il y a encore beaucoup de matches à disputer. »

Aurélien Brossier avec Loïc Briley