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Nenê n’a pas suffi

Nenê

Nenê - -

Auteur d’un nouveau doublé, le deuxième consécutif après celui inscrit à Valenciennes, le Brésilien n’a pas permis au Paris-Saint-Germain de prendre la tête du championnat de L1 samedi soir. La faute à des Monégasques tenaces (2-2). Et au manque d’efficacité des autres attaquants parisiens.

Il y a des malédictions, des sorts, qui ne se brisent pas d’un simple coup de baguette magique. Paris et Nenê surtout, en ont fait l’amère expérience ce samedi soir. Le buteur brésilien avait tout fait face à son ancien club. Une merveille de demi-volée du pied gauche d’abord, loin, très loin des bras de Stéphane Ruffier (40e)… pour effacer la tête victorieuse quelques minutes auparavant de Sébastien Puygrenier (32e), lobant un Edel perplexe sur ce coup-là. Une magnifique frappe enroulée ensuite dans la lucarne du portier monégasque. Du gauche toujours (52e, 2-1). Mais Monaco, qui n’a plus perdu en terre parisienne depuis le 10 février 2007, a une fois de plus, Niculae aidant (88e), prouvé que le Parc des Princes était bien son jardin. « Paris nous réussit toujours, rappelait Stéphane Ruffier en fin de match. L’année dernière, on avait gagné. Là, on prend un point. » N’en déplaise à Nenê.

A la décharge de la vedette brésilienne du PSG, co-meilleur buteur de L1 avec le Lillois Moussa Sow (13 réalisations désormais), Paris n’a tout simplement pas su tuer un match largement à sa portée. Si la neige et donc la pelouse grasse et glissante sur laquelle le match s’est déroulé a longtemps gêné leurs velléités offensives, les joueurs d’Antoine Kombouaré, sitôt l’égalisation de Nenê entérinée, n’ont plus jamais abandonné les commandes du match. Hormis un coup franc de Park (71e), Paris n’a guère frissonné.

Quatrième doublé pour le Brésilien

C’est plutôt Guy Lacombe, entraîneur sursitaire samedi soir, qui est pris de sueurs froides. Mais Giuly (61e, 68e), Hoarau (85e) et Erding (65e), surtout, gâchent les balles de break que leur offrent la défense princière. Maladroit balle au pied, jamais dans le bon tempo et malheureux dans ses choix, l’international turc symbolise à merveille la maladresse du soir des attaquants du PSG. Et un peu plus la Nenê-dépendance dans laquelle vit malgré lui le club francilien ces dernières semaines.

Auteur de son quatrième doublé de la saison, le deuxième consécutif après celui inscrit à Valenciennes (1-2), le natif de Sao Paulo avait encore montré la voie. Il s’était montré plus fort que la douleur et la blessure à la cheville droite qui le faisaient tant boiter à la pause. Plus fort que le froid et le pré parfois impraticable du Parc. Mais ses coéquipiers n’ont pas suivi sa voie. Et après le couac face à Auxerre fin octobre (2-3), c’est une nouvelle occasion de prendre la tête du championnat de L1 que le PSG a laissé filer. «On ne peut s’en prendre qu’à nous-mêmes, reconnaissait Antoine Kombouaré au coup de sifflet final. Mais je suis fier du comportement de mes joueurs. Ils sont revenus dans le match, ils ont mené, ils sont toujours allés vers l’avant. On est toujours invaincu et maintenant il faudra aller gagner à Nancy. » Histoire de rattraper les points perdus. Et d'avoir moins de regrets dans quelques mois.

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Un début de polémique ?|||

88e minute de jeu au Parc des Princes. Alerté à 25 mètres du but de Ruffier, Sességnon s’effondre lors d’un contact avec Haruna. Le Monégasque ignore son homologue parisien. Et le jeu suit son cours à des joueurs parisiens quasiment à l’arrêt. Tous pensent que l’arbitre de la rencontre, Mr Jaffredo,  va demander la sortie du ballon. Il n’en est rien et Daniel Niculae, servi par Malonga, trompe Edel dans la foulée (88e). Furieux, Sylvain Armand s’en prend au corps arbitral. Quelques minutes après le coup de sifflet final, Guy Lacombe et Antoine Kombouaré s’invectivent dans les couloirs du Parc. La polémique est lancée. « Mes joueurs ont senti que Stéphane Sességnon simulait, juge Guy Lacombe. Ils ont continué à jouer comme le demande le corps arbitral. Je comprends que les Parisiens soient en colère, mais il y en a marre des simulations. » Antoine Kombouaré ? Le guide parisien préfère retenir « le bon match de ses joueurs » et « sa fierté » à les voir revenir dans la partie. « La décision de l’arbitre est logique. L’arbitre a dit que Stéphane n’était pas blessé. Après… Je comprends. Lui (Guy Lacombe) jouait sa tête sur ce match. On n’est pas toujours fair-play dans ces cas-là. Mais c’est déjà oublié. » Fermez le ban ?

A.D.