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OL-OM : Marseille, le bon élève

Vincent Labrune

Vincent Labrune - -

Privés de Ligue des champions, l’OM et l’OL ont été contraints de prôner la rigueur. Selon Vincent Labrune, l’OM a pris de l’avance sur son rival et pourrait retrouver l’équilibre dès juin 2013. Une vraie réussite pour le président marseillais.

OM et OL, même combat ? Désormais dans l'ombre du PSG, armé de son budget quasi-illimité, Marseille et Lyon semblent suivre une trajectoire similaire, à la veille de leur affrontement dimanche à Gerland (21h). Les deux meilleurs clubs français de ces dix dernières années ont mis en place une nouvelle politique budgétaire cette saison. Non qualifiés pour la Ligue des champions, ils ont été contraints de vendre sur le marché des transferts et de se séparer de leurs plus gros salaires. Pourtant, « la situation financière des deux clubs n'est pas comparable », selon Vincent Labrune. Le président de l’OM a rempli la feuille de route fixée par la propriétaire Margarita Louis-Dreyfus et a permis à son club de se remettre à flots financièrement, pendant qu'Elie Baup réussissait à surprendre en Ligue 1.

L’affaire était loin d’être gagnée. En juin 2012, l'OM affichait un déficit de 8 millions d'euros, qui aurait pu être bien plus conséquent si MLD n'avait pas mis la main à la poche, et annonçait un budget réduit à 110 millions d'euros. Sans C1, avec la baisse des droits TV et moins de recettes au Vélodrome en raison des travaux, l'inquiétude était de mise. Les dirigeants marseillais avaient alors annoncé une saison de transition et l’été a rimé avec cure d’austérité, qui avait même commencé dès janvier 2012, avec le départ de Lucho Gonzalez, plus gros salaire du club. Lors des deux derniers mercatos, l'OM a continué à dégraissé, en vendant des cadres (A.Diarra, Azpilicueta, Mbia, Rémy, Kaboré) tout en achetant « low cost ».

La direction de l’OM donne rendez-vous en 2014

Des économies qui ont permis au club de récupérer 51 millions d'euros (21 millions d'euros grâce à la balance des transferts, 30 millions d'euros de baisse de la masse salariale). Les transferts dont le paiement s'étalait sur plusieurs années ont eux été réglés. « Les problèmes financiers sont derrière nous. Il n'y a plus les angoisses qu'on avait il y a un an», assure Labrune. Cette gestion rigoureuse permet de décharger le groupe d’une certaine pression, puisqu’une 5e place en fin de saison remettrait le club à l’équilibre en juin 2013. Les Marseillais sont moins dépendants d’une éventuelle qualification en C1, même si elle apporterait un bonus de 25 millions d’euros non négligeable. « Ce n'est peut-être pas beaucoup à l'échelle du Real Madrid, mais à l'échelle de la Ligue 1, c'est énorme », lâche le boss marseillais.

Satisfaite de la gestion du club et de ses résultats, MLD a distribué les bons points récemment, même si le timing, après une nouvelle défaite de l’OM face au PSG, avait surpris. Mais la propriétaire ne devrait pas réinjecter de l’argent pour autant. « Elle est la garante de l'institution, elle n'est pas là pour faire du mécénat, analyse Labrune. Le but du jeu est d'avoir un système qui s'autofinance, pas qu'elle ait à remettre de l'argent. » A défaut de faire vibrer les supporters, la politique de l'OM a reçu les félicitations de la DNCG. Pour l'ambition sportive, la direction donne rendez-vous en juillet 2014, quand le nouveau stade Vélodrome sera terminé. Voire un peu avant, si le club accroche une qualification pour la Ligue des champions cette saison…

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Florent Germain