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OM: Boudjellal tacle la gestion d'Eyraud "en roue libre"

Mourad Boudjellal, qui accompagnait autrefois l'homme d'affaires Mohamed Ayachi Ajroudi pour un rachat de l'OM, juge sévèrement l'action de Jacques-Henri Eyraud. Il est tout particulièrement indigné des propos tenus par le président après les incidents avec les supporters.

Ancien bras droit de l'homme d'affaires franco-tunisien Mohamed Ayachi Ajroudi, qui était candidat cet été à un rachat de l'Olympique de Marseille, Mourad Boudjellal se montre très critique à l'égard de Jacques-Henri Eyraud. L'homme de rugby juge très sévèrement les propos du président du club phocéen, après les violents incidents commis par des supporters au centre d'entraînement.

"Je pense que ce type aujourd'hui va partir. Et qu'il est en roue libre. Il s'en fout [...]", a lâché Mourad Boudjellal dans Top of the Foot sur RMC.

"Le mec est fou"

Mourad Boudjellal s'offusque notamment des déclarations de Jacques-Henri Eyraud, qui a déploré mis en avant son "OM transparent" face à "l'OM des magouilles" que des supporters défendraient. "Pour tenir les propos qu'il tient, il faut être en roue libre. À Marseille, il y a un truc qui s'appelle la Coupe d'Europe, c'est sacré. Il a juste dit que votre truc sacré a été volé. Le mec est fou", estime l'ancien propriétaire du RC Toulon.

Autre point d'accrochage: la sortie qu'il juge "lunaire" du président sur la nécessité de ne pas avoir trop de supporters dans l'organigramme et les services administratifs du club, à cause des répercussions sur le moral des troupes après chaque défaite. "Ça veut dire qu'il ne mise que sur des défaites, il n'a pas parlé de victoires. Son modèle économique et sa politique est basée sur la gestion des défaites", souligne dans un premier temps Mourad Boudjellal.

"La deuxième chose, c'est que même si vous prenez des gens de la planète Mars, qui ne savent pas ce qu'est le football et l'OM, vous les mettez un mois dans un club de football, avec la passion qu'il y a et la promiscuité avec les joueurs, au bout d'un mois ils sont supporters, souligne-t-il. Un club, c'est de la passion. C'est un truc collectif. Il faut que chacun se sente impliqué. Quand il y a une victoire, elle va du buteur à la standardiste. Tout le monde y participe et apporte quelque chose. C'est ça l'esprit d'un club. Tout le monde se sent investi dans le résultat."

JA