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OM, l’irrésistible ascension ?

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Le succès des Marseillais à Caen (2-1) vendredi a confirmé le grand retour de l’OM en championnat. Avant de jouer son avenir européen mardi à Dortmund, zoom sur un spectaculaire redressement.

On peut parfois reprocher aux footballeurs d’abuser d’expressions passe-partout du type « on monte en puissance. » De façon tout à fait légitime, les Marseillais peuvent toutefois s’en donner à cœur joie. Appuyés par des chiffres implacables, les résultats de l’OM suivent une courbe irrésistiblement ascendante. Après avoir obtenu une triste moyenne de 0,75 point par match en L1 au mois d’août, l’équipe de Didier Deschamps est timidement passée à un point en septembre, avant de grimper à 2 unités en octobre et novembre. Et voilà que décembre débute par une victoire (2-1 vendredi à Caen) !

« Lors des six derniers matches, on a pris 15 points sur 18 possibles », note Deschamps, presqu’euphémistique quand il ajoute que « le rythme est bien meilleur qu’en début de saison ». Buteur vendredi au stade Michel-D’Ornano, André Ayew assure, lui aussi, que l’OM « est sur la bonne lancée ».
Plusieurs raisons expliquent ce spectaculaire redressement. Comme il y a une semaine face au PSG (3-0), les Olympiens ont affiché en Normandie un état d’esprit exemplaire : « On n’a pas lâché, remarque Morgan Amalfitano, très bon à Caen. Mentalement, on était là. On a montré un esprit conquérant. »

L’OM n’est plus fragile

A l’image de la charnière Diawara-Nkoulou, l’OM a aussi retrouvé sa solidité défensive. Une fois encore, les chiffres sont d’une impressionnante régularité : 6 buts encaissés en août, 4 en septembre, 1 en octobre, aucun en novembre ! Seule la faute idiote de Steve Mandanda sur Nabab et le pénalty de Frau vendredi viennent briser cette belle spirale.

Enfin comment ne pas mentionner les nets progrès des recrues, notamment de Morgan Amalfitano et d’Alou Diarra. Souvent perdus cet été, ces deux-là ont été convaincants à Caen : « Notre esprit collectif est actuellement irréprochable, cela permet aux individualités de se libérer un peu plus », argumente l’ancien Merlu.
Si l’on met de côté les blessures de Gignac (lire par ailleurs) et Mbia, c’est dans ce contexte quasi-idéal que l’OM jouera son avenir européen mardi à Dortmund en Ligue des champions. Une compétition dans laquelle les résultats suivent une tendance étrangement descendante. Aux Marseillais de, cette fois, faire mentir les chiffres avant d’enchaîner sur trois matchs de L1 (Bordeaux et Lorient à domicile, Nancy à l’extérieur) à leur portée pour boucler une année 2011 mouvementée.