RMC Sport

OM – Le droit de réponse de Pape Diouf

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Mis en cause dans les écoutes téléphoniques que s’est procuré RMC Sport dans le cadre de l’enquête menée par la police sur les liens présumés entre le club phocéen et la pègre locale, Pape Diouf a tenu à répondre. L’ancien président de l’OM s’estime « totalement tranquille ».

« D’abord, certains ont appelé ça des révélations. Il ne faut quand même pas utiliser des termes impropres. Quand on parle de révélations, on peut penser à un début de vérité. Dans cette affaire, il y a un tissu de saloperies. C’est ce que je peux dire. Et je dirai aussi que quand quelqu’un se débat dans le marécage, il n’est pas rare qu’en jetant de la boue, il en jette d’abord sur ceux qui ne lui sont pas très loin géographiquement. Voilà la réalité de cette affaire.

Ce que je dois dire, c’est que dans ce transfert-là, l’actuel président du club, qui était à l’époque le président du conseil de surveillance (Vincent Labrune, ndlr), avait donné son aval. Le fait d’être parti de ce club, avec l’image que j’ai laissée, une image très propre, évidemment ça en gêne certains qui, aujourd’hui, essaient de tout faire pour troubler cette image-là. C’est peine perdue. Moi, je ne suis pas de ceux qui diront : « Laissons une action de justice se dérouler ».

Je dirai qu’on peut faire appel à tous les procureurs de France et de Navarre, à tous les juges de France et de Navarre, à tous les policiers et gendarmes de France et de Navarre, ils ne trouveront pas le commencement ni l’ombre d’une malversation dans la gestion que j’ai menée à la tête de ce club pendant cinq ans. Croyez-moi. Ceux qui m’ont succédé, avec la virulence qu’ils ont mise pour me faire partir, si ces gens-là, en venant, avaient trouvé une petite virgule dans ma gestion, ils se seraient empressés de la faire connaître. Dans cette affaire, je réponds parce qu’il faut répondre mais très franchement, je suis totalement tranquille. Celui qui a lancé ses insanités, je le plains. Il est dans le marécage mais qu’il y reste. »

Le titre de l'encadré ici

Des précisions sur le transfert de Nasri|||

Dans les écoutes téléphoniques auxquelles a eu accès RMC Sport, José Anigo laisse entendre que Pape Diouf aurait touché un pourcentage sur la plus-value du transfert de Samir Nasri, en 2008. « Avant de partir, souligne l’ancien numéro un du club phocéen, Nasri était sous le coup de ce qu’on a appelé l’arrêt Webster, qui permettait au joueur de partir en nous payant la dernière année en additionnant la somme des salaires qu’il lui étaient dus, ce qui pour le club était une perte très sèche (…) Les choses ont été faites dans les règles, dans la moralité, je n’ai vraiment pas du tout à expliquer ou à justifier (…) Ceux qui sont à la tête du club, s’ils ont le peu de compétences qu’ils revendiquent, ils ont tous les documents avec eux, ils peuvent l’expliquer. Je n’ai rien à expliquer, moi. »