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OM: les précisions de Boudjellal sur la date de l’offre et Acariès

Mourad Boudjellal a donné des précisions sur le projet de rachat de l’OM auquel il participe. Selon l’ancien président du RCT, l’offre va être envoyé à Frank McCourt en début de semaine prochaine. Et il veut être accompagné par Louis Acariès.

Dans quel club Mourad Boudjellal va-t-il se poser ? Alors qu’il devait s’engager avec le Sporting club de Toulon (N2), l’ancien président du Rugby club toulonnais a révélé ce vendredi matin sa participation à un projet de rachat de l’OM. "J’ai le choix entre deux bonnes solutions. Il y en a une qui est très affective, Toulon. Et une qui est pharaonique", a-t-il expliqué ce vendredi après-midi lors d’une conférence de presse à Toulon, comme rapporté par Var-Matin. Il en a profité pour donner des précisions sur cette offre pour le club marseillais, qui serait de 700 millions d’euros au total.

Le timing et la nature de l’offre

"Elle va être formulée la semaine prochaine. Lundi ou mardi, la banque va se dévoiler et formuler une offre à Monsieur McCourt qui est à Miami en ce moment, une ville que j’adore. (…) J’ai quelques clauses de confidentialité. Les fonds ont travaillé sur des données qui sont fournies, dont on n’a pas la certitude de l’exactitude. Dès le départ, il y a des pertes à couvrir. Elles seront couvertes. Il y a des comptes courants. Et il y a aussi des investissements à faire. (…) C’est le problème du propriétaire maintenant. Tout le monde sait que l’OM a un déficit important cette année. Ce sont des choses qui arrivent. Il faut le couvrir ou le faire couvrir."

Pourquoi lui

"J’ai été approché par un homme d’affaires franco-tunisien de première importance, qui portait des fonds du Moyen-Orient issus du pétrole, de l’eau, de l’énergie, et qui souhaite faire une offre de rachat à Monsieur McCourt. Ils m’ont approché pour être le porteur de ce projet. J’ai donné mon accord. (…) Si cette offre est acceptée, je ne pourrai pas tenir mes engagements au Sporting club de Toulon. Il y a une clause suspensive à nos accords. Je suis juste venu mettre un nom sur la clause suspensive qui existait la semaine dernière sans aucun nom."

Impossible de se libérer

"J’ai cet engagement depuis trois semaines, un mois. Je pensais que ce serait plus simple de me désengager. J’ai fini tard hier soir (jeudi). On était au George-V, qui était quasi privatisé. Et ça s’est fini très, très tard. (…) Je pensais pouvoir revenir libre de Paris. Ce n’est pas le cas. Dans le pire des cas, à mon avis, c’est une opération qui va se faire sur deux, trois mois. Si elle va au bout, ce qui est possible, peut-être probable, ce sera un grand plaisir d’apporter un maximum à ce club."

La volonté d’être accompagné par Acariès

"J’ai commencé à réfléchir. J’ai proposé certains noms qui plaisent bien. J’ai proposé, pour me rejoindre, quelqu’un d’assez emblématique à mon avis parce que c’est lui qui avait fait venir Pape Diouf à l’OM. J’ai dit que j’aimerais bien que Louis Acariès me rejoigne. Je trouvais qu’à l’époque de Pape Diouf, il avait fait du bon boulot. On va voir s’il accepte."

L’identité des investisseurs

"Il (l’homme d’affaires franco-tunisien, ndlr) se révèlera très bientôt. On a affaire à des gens sérieux. Ce n’est pas le Qatar. (…) J’ai reçu un texto de l’Elysée tout à l’heure, je vais donc donner au président de la République le nom des investisseurs puisque ce sont des fonds étrangers. (…) C’est à mon avis une belle opportunité pour la ville de Marseille. Ça peut être un beau challenge. Je ne vous cache pas que ça me fait peur mais je me suis engagé, je ne vais pas m’enlever. Si ça ne fait pas, on essayera de faire sauter deux, trois divisions à Toulon. Je ne désespère pas de les amener à Toulon. Ils m’ont donné des détails sur tout, ils sont au courant. On n’est pas loin du renseignement d’Etat donc ils sont au courant (rires)."

LP