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OM-OL : les matches dans le match

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CONSULTATION RMC SPORT L’affiche de la 18e journée de Ligue 1 entre le champion en titre et son dauphin est aussi l’opposition de personnalités bien marquées. Nous avons demandé aux acteurs de la Ligue 1 de prendre parti pour les uns ou pour les autres. Verdict des urnes !

Présidents
Avantage Aulas

Entre Jean-Michel Aulas et Jean-Claude Dassier, le match paraît joué d’avance. Toutes les personnes interrogées se prononcent en faveur du président lyonnais. C’est même une évidence pour Louis Nicollin, qui n’a jamais caché son amour de l’OL. « L’un est un vrai président, alors que l’autre est président délégué, rappelle-t-il. Depuis que JMA est arrivé, on a des titres de champion et Saint-Etienne les regarde passer… »
« Aulas, c’est certainement le plus brillant d’entre nous avec ses qualités, ses défauts et ses excès, ajoute le Nancéien Jacques Rousselot. Mais il a su mener son club là où il en est aujourd’hui et il a beaucoup donné pour le football. Dassier, c’est encore un petit jeune dans le métier. Mais il écoute et il apprend vite. »
A l’image du président nancéen, personne ne doute de la capacité de Dassier à se faire rapidement une place de « grand » président. Christophe Galtier n’oublie pas qu’il a remporté un titre de champion « dès sa première année ». « Il ne restera pas débutant longtemps, estime pour sa part Jacques Wattez, le président de Boulogne. Mais avant d’arriver au niveau de Jean-Michel Aulas, il y a un bout de chemin à faire… »
Quand à Dassier, son choix est fait : « Il faudrait être de mauvaise foi pour ne pas saluer la performance de Jean-Michel Aulas ! »

Entraîneurs
Match nul

Pour les acteurs du football français, difficile de faire un choix entre Claude Puel et Didier Deschamps. « Je suis embêté », avoue René Girard, avant d’opter pour l’entraîneur lyonnais. « Ce sont deux entraîneurs qui comptent, rappelle Frédéric Antonetti. Leur passé et leur travail plaident pour eux. Chacun possède son style. »
Curieusement, la personnalité du Lyonnais semble séduire un peu plus de monde. « Puel, c’est le côté gagneur, souligne Florent Balmont. Deschamps, c’est l’expérience… Je vais dire Puel ! » « Il a une capacité à résister aux critiques qui m’étonne et me fascine, ajoute Christophe Galtier. Deschamps ? C’est un malin… Mais dans le bon sens du terme. »
L’entraîneur marseillais est aussi celui qui possède le plus beau palmarès, avec un titre de champion de France (2010), deux Coupes de la Ligue (2003, 2010) et une finale de Ligue des champions (2004). « Il a très bien su assurer la transition entre son passé de joueur et son nouveau statut d’entraîneur, analyse Alain Casanova. Il a transposé tout ce qu’il avait connu pour devenir le meilleur entraîneur français actuellement. »
L’admiration est la même pour Mohammed Fofana. « Deschamps, c’est le coach qui a été champion de France avec Marseille, rappelle-t-il. Il a aussi qualifié l’OM en huitièmes de finale de la Ligue des champions. Et à Marseille, ça faisait un bout de temps… »

Gardiens
Avantage Lloris

Il y a encore quelques mois, le Lyonnais possédait une avance indéniable sur sa doublure chez les Bleus. Depuis, tout le monde s’accorde à dire que Stève Mandanda rattrape progressivement son retard. « Entre les deux, ça se joue à très peu de choses », avoue aujourd’hui le Toulousain Mohammed Fofana, qui peine à faire un choix.
« Ils sont très proches, réplique Christophe Galtier. Le gardien marseillais est en train de pousser. Mais aujourd’hui, avantage Hugo. » Le gardien lyonnais, toujours titulaire en équipe de France, bénéficie de ses dernières saisons avec l’OL, où il a sans doute été plus sollicité que Stève Mandanda. « Lloris est le meilleur gardien de France, assure Fabien Audard sans hésitation. Il mérite son statut. La hiérarchie est assez claire. »
Elle l’est pourtant beaucoup moins pour René Girard. Le coach montpelliérain a eu l’occasion d’entraîner les deux joueurs quand il était sélectionneur de l’équipe de France des moins de 21 ans. « A l’époque, Stève avait plus d’avance au niveau de la maturité, se souvient-il. Mais Hugo a vraiment progressé et il a aujourd’hui une légère avance. »
Nicolas Douchez, lui, préfère prendre la chose avec humour. « J’ai connu Stève au Havre, rappelle-t-il. Il lavait mes gants et mes chaussures. Je ne suis donc pas très objectif… »