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OM : onze choses à savoir sur Michel

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Bien parti pour succéder à Marcelo Bielsa sur le banc de l’OM, Michel (52 ans) est une légende du Real Madrid devenu un entraineur respecté. Découverte en onze points d’un homme qui a tout pour plaire sur la Canebière.

Pourquoi « Michel » ?
Tout simplement en raison d’un usage espagnol qui veut qu’on appelle généralement les « José Miguel », ou « Miguel », Michel. Quoi qu’il arrive beaucoup plus simple à prononcer que José Miguel González Martín del Campo, le patronyme complet de Michel.

Une légende au Real
Pur produit du Real Madrid, Michel est une légende de la ‘Maison blanche’. L’ancien milieu est l’un des membres de la plus belle génération de joueurs formés au club de l’histoire du Real, la fameuse « Quinta del Bruite » (la quinte du vautour) qu’il formait avec Emilio Butragueño, Miguel Pardeza, Manolo Sanchís et Rafael Martín Vázquez, un ancien joueur… de l’OM.

Bernabeu a rendu hommage à son père
En tant que joueur, Michel aura passé 20 ans au Real (1976-1996). Preuve du respect dont il jouit à Madrid, une minute de silence a été donnée mardi soir au stade Santiago Bernabeu en hommage à son père, décédé il y a quelques jours, en marge d’un match face à Galatasaray. Ce lien a construit un homme très soucieux du respect de l’institution « club ».

Un palmarès long comme le bras
Sous les couleurs du Real, Michel le joueur a remporté six titres de champion d’Espagne, dont un magnifique cinq à la suite entre 1986 et 1990. Il est également double-vainqueur de la Coupe UEFA (1985, 1986), ancêtre de la Ligue Europa. Un palmarès auquel il convient d’ajouter sept coupes nationales (2 coupes d’Espagne, 4 Supercoupes, une Coupe de la Ligue). En tant qu’entraineur, Michel a conduit l’Olympiakos à deux titres de champion de Grèce (2013, 2014) et s’est également signalé par de beaux parcours en Ligue des Champions.

Le maitre du centre
Milieu offensif excentré au touché de balle soyeux, Michel savait marquer (96 buts en 403 matches avec le Real, 21 buts en 66 sélections avec l’Espagne). Mais sa marque de fabrique reste l’incroyable qualité de ses centres « au millimètre » dont s’est largement régalé le « vautour » Emilio Butragueno, avant-centre et leader de la « Quinta del Buitre ».

Un entraineur offensif
Michel cultive une réputation d’entraineur prônant un football offensif, à l’image du joueur qu’il a été. Il n’en oublie pas pour autant les fondamentaux du foot moderne en bâtissant des équipes bien organisées. Mais le Michel entraineur exige de la technique. Lors de ses précédentes expériences, l’Espagnol s’est souvent appuyé sur un système en 4-2-3-1, animé par un 10 « à l’ancienne », dont il est un adepte. Mais sait s’adapter au profil de son effectif.

Un passé de formateur
Après avoir débuté sa carrière d’entraineur au Rayo Vallecano (2005-2006), Michel a pris en main pendant un an la Castilla, poste qu’occupe actuellement Zinedine Zidane. Respecté de ses joueurs grâce à son passé, l’Espagnol a déjà démontré de réelles capacités à faire progresser un groupe. « Il aime les jeunes. C’est aussi et surtout un homme capable de transcender son équipe dans les grands rendez-vous, notamment européens, témoigne Pierre Issa, qui a travaillé avec lui à l’Olympiakos, dans les colonnes de La Provence. Il sait gérer la pression médiatique, la ferveur des supporters, telles qu’il les a connues à Olympiakos et qu’il avait vécues aussi au Real Madrid. »

Un homme ouvert et apprécié…
Ceux qui l’ont côtoyé témoignent d’un homme affable, d’une grande humanité, qui sait être proche des joueurs, de la presse et du public. « Vis-à-vis de la presse, des supporters, il est extrêmement différent de Bielsa, il communique volontiers. En Espagne, il a eu un rôle à la télé, il a sa page Facebook, Instagram, décrit Pierre Issa. Il comprend déjà un peu le français et l’apprendra vite. »

… qui sait manier le bâton
Sa gestion du cas Ibrahim Afellay, arrivé en prêt à l’Olympiakos la saison dernière, témoigne de la capacité de Michel à mater les egos. Fâché du manque d’implication du joueur, qu’il avait pourtant contribué à faire venir, Michel n’a pas hésité à mettre l’attaquant néerlandais à l’écart. Une décision qui marquera la fin de son aventure en Grèce, le fantasque président Marinakis choisissant le camp d’Afellay.

Il a joué contre Passi
S’il rejoint l’OM, Michel sera secondé par Franck Passi, qui assure actuellement l’intérim sur le banc olympien. Les deux hommes se sont croisés sur les terrains lorsque Passi portait les couleurs du SD Compostelle (1994-99).

Un buzz mondial avec Valderrama
A une époque où le web ne concernait qu’une poignée d’ingénieurs, Michel avait créé un énorme buzz pour un geste osé envers Carlos Valderrama, alors joueur de Valladolid. Nous sommes en 1991, lors d’un banal match de championnat. Michel se fend alors de l’un des plus étonnants gestes de déstabilisation de l’histoire du foot en touchant les parties intimes du Colombien. Des caméras immortalisent la scène, qui fera le tour du monde.

Sylvain Reignault avec F.He