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OM: "Très dur à vivre", confie Villas-Boas après l'attaque de la Commanderie

Trois jours après le coup de force des supporters marseillais à la Commanderie, l'entraîneur de l'OM, André Villas-Boas, a raconté ce mardi comment il a vécu les incidents de l'intérieur. Sans cacher une certaine émotion.

L'entrée de la Commanderie a été nettoyée, mais l'attaque du centre d'entraînement de l'OM, samedi après-midi, a laissé des traces dans les têtes... Trois jours après les incidents, l'entraîneur phocéen André Villas-Boas a décrit ce mardi en conférence de presse la manière dont il a vécu les événements.

"C'était dur, difficile à vivre, a confié le technicien. Il y a eu des actes de violence graves et à la fin on a été chanceux, parce qu’à un moment sur la passerelle il y avait 30-40 personnes, qui ont décidé de ne pas rentrer dans le bâtiment (des joueurs). Dix personnes sont entrées et c’était dur à vivre, mais on a été chanceux à ce moment-là, grâce à une bonne intervention des mecs de la sécurité et aussi une prise de conscience des personnes présentes. C’était un moment de choc, encore une fois on a été chanceux parce que personne n’a été blessé gravement."

"C’est une chose qui va me rester en tête pour beaucoup de temps"

Et Villas-Boas de confier une anecdote personnelle: "J’avais vu à la télévision l’invasion de l’académie du Sporting (au printemps 2018, ndlr), un incident qui avait mal fini avec des agressions de joueurs, rappelle-t-il. Et dans ma tête je me suis dit que ça pouvait aussi se passer ici, c’est pour cela que je suis sorti pour tenter d’apaiser les esprits."

L'entraîneur, qui a annoncé dans la foulée sa volonté de quitter le club pour des "divergences sportives", veut maintenant passer à autre chose. "On n’était pas en condition de jouer le match (contre Rennes), c’est sûr, d’ailleurs je remercie Julien Stéphan pour son message personnel et Nicolas Holveck pour sa prise de position, poursuit-il. Maintenant c’est passé, il y a des actions judiciaires, mais oui c’est une chose qui va me rester en tête pour beaucoup de temps. C’est la frustration maximale qui pousse à des actes comme ça. Evidemment il y a des limites qui ont été dépassées. C’était dur."

CC avec FG