RMC Sport

Panne sèche pour le PSG et Colony Capital

-

- - -

Des quelque 80 millions d’euros alloués au PSG par les investisseurs de Colony Capital à leur arrivée, il ne reste aujourd’hui, selon nos informations, plus rien ou presque. Sébastien Bazin doit impérativement trouver de nouvelles ressources.

La colère des supporters parisiens envers Colony Capital ne va pas s’apaiser de sitôt. Pris à partie lors de la défaite du PSG contre Monaco (0-1), mercredi au Parc des Princes, l’actionnaire majoritaire du club de la capitale ne remettra pas la main au pot. Et pour cause, tout l’argent prévu pour le fonds PSG lors de sa reprise en avril 2006, soit 80 millions d’euros, a été dépensé par Sébastien Bazin. Problème : le représentant de Colony Capital en France souhaite encore rester deux à trois ans. Il lui faut donc trouver de nouvelles façons de générer des revenus pour alimenter le PSG, qui va encore perdre 10 millions d’euros en fin de saison.

La plus solide pour l’heure est l’arrivée d’un nouvel actionnaire. Il ne peut pas appeler Tom Barrack, le fondateur de Colony Capital, pour lui demander plus d'argent pour une raison technique et surtout légale : l’interdiction d'ouvrir un deuxième fonds qui concerne le même « objet », le PSG en l’occurrence. Cette recherche pourrait se faire sous la forme d’un appel d’offres mais le profil recherché complique la tâche : un engagement à hauteur de 30%, ce qui amènerait de l’argent, mais sans pouvoir décisionnaire. Pas gagné.

Le Parc au cœur des débats

Mais d’autres solutions existent. La moins populaire consisterait à se délester d’une partie de l’« actif joueurs », soit Hoarau, Erding, Sakho, Chantôme et Sessegnon. L’un d’entre eux, au moins, pourrait aller voir ailleurs pour regonfler les caisses. A moins qu’une qualification en Ligue des champions, génératrice d’au moins 30 millions d’euros, ne vienne sauver les meubles. Mais la onzième place actuelle, à huit points du podium de Ligue 1, ne laisse entrevoir qu’un maigre espoir.

Il y a enfin l’exploitation du Parc des Princes, que Colony Capital veut absolument acquérir. Au départ, sa volonté était de faire un centre commercial, ce qui ne sera pas possible. Le travail est désormais axé sur l'amélioration des conditions d'accueil des VIP-Partenaires (avec la création de nouvelles loges tout autour de la pelouse) et sur la construction de quelques boutiques. Quoi qu’il en soit, Bazin est aujourd’hui tenté de communiquer afin de réduire le fossé avec les supporters, en rappelant notamment les efforts consentis en matière de transferts, la construction d’un nouveau centre d'entraînement. Une autre façon également de rendre « plus sexy » le club auprès de futurs partenaires, voire d’actionnaires.

F.L. (RMC Sport)