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Paris paie l’addition

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Le PSG, en panne d’inspiration, a concédé sa 2e défaite de la saison face à Nancy (1-0) dimanche au Parc des Princes. L’avenir d’Antoine Kombouaré s’assombrit même si Leonardo a assuré après la rencontre que le Kanak serait sur le banc dans une semaine contre l'OM.

Il faut croire que le PSG aime faire parler de lui. A une semaine du choc face à l’OM au Stade-Vélodrome, le leader du championnat peut se préparer des journées agitées du côté du Camp des Loges. En s’inclinant 1-0 face à Nancy au Parc des Princes, le PSG a confirmé ses lacunes actuelles. Quinze jours après son triste match nul à Bordeaux (1-1), le club de la capitale voit revenir sur ses talons Montpellier, le club héraultais n’étant devancé qu’à la différence de buts. Cette deuxième défaite de la saison, la première depuis la 1ere journée (1-0 contre Lorient), donnera, à coup sûr, de nouveaux arguments aux « anti-Kombouaré », à commencer par les propriétaires qataris. Ces derniers auront noté une fois de plus l’absence de spectacle et de fluidité dans le jeu du PSG. L’avenir de Kombouaré à Paris s’inscrit de plus en plus en pointillés. « Antoine a toute la confiance du club, a tempéré Leonardo après la rencontre. On continue de travailler. On a fait beaucoup de choses très positives depuis quatre mois. Il y a toujours des choses à améliorer.» Très déçu après la rencontre, Kombouaré avait du mal à cacher son désarroi : « Dans le vestiaire, je n'ai pas dit grand-chose aux joueurs car je pourrais le regretter, dit-il. Il a manqué de l'agressivité. On est maladroit. Il faut se relancer avant l'OM. »

Sans Mohamed Sissoko ni Jérémy Ménez (suspendus), l’équipe parisienne montre pourtant les crocs d’entrée. Des tentatives de Matuidi (3e), Gameiro (4e), Nenê (5e) puis un sauvetage de Lemaître devant Jallet (11e) sèment la panique dans la surface lorraine. Après seulement cinq minutes de jeu, le PSG a déjà tiré trois fois au but. Ce ne sera qu’un feu de paille. Face à une formation nancéienne bien regroupée mais faible techniquement, les hommes d’Antoine Kombouaré manquent vite d’inspiration. « On aurait pu jouer trois ou quatre heures, on n’aurait pas marqué », lâche Kombouaré.

Pastore aux abonnés absents

Tandis que Javier Pastore brille par ses absences, Gameiro est rarement servi dans les seize derniers mètres. Difficile dans ces conditions de faire du spectacle. Les attaques du PSG s’apparentent plus à du handball qu’à du football champagne.

Après la bronca du Parc des Princes à la mi-temps (0-0), l’ASNL, jusque-là pratiquement inoffensive, jette un froid sur la capitale. Bien servi par Karaboué, Jean Calvé ouvre le score d’une splendide frappe du pied droit dans le petit filet (49e, 0-1). Le latéral droit âgé de 27 ans se souviendra de son premier but en L1. Paris accuse le coup. Sur une tête presque parfaite d’André Luiz, Sirigu sort le grand jeu en déviant le ballon sur sa transversale (68e). Paris a eu chaud. Tout comme Ndy Assembé lorsque Gameiro, seul devant la ligne de but, catapulte à son tour le ballon sur son montant (79e). Nenê puis Bodmer ne parviendront pas, eux non plus, à tromper la vigilance du portier lorrain. Ce Paris-là est toujours leader. Mais il devra montrer autre chose, car l’état de grâce est sans doute terminé.