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Paris va-t-il s’en remettre ?

Nenê

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Distancés dans la course aux premières places en L1, incapables de gagner depuis six matchs, les Parisiens traversent une période de turbulences. Les tensions perturbent la vie du vestiaire. Sans réelle emprise apparente sur ses joueurs, Antoine Kombouaré essaie de limiter la casse…

Le PSG pique traditionnellement sa crise en novembre. Cette saison, les joueurs de la capitale ont tenu quatre mois de plus. Avant de lâcher prise à l’aube du printemps. Incapables de gagner depuis six rencontres (toutes compétitions confondues), ils sortent d’un mois de mars cauchemardesque. Eliminés de la Ligue Europa, les Parisiens, cinquièmes de L1, ont également fait une croix sur le titre. Et largement hypothéqué leurs chances de qualification en Ligue des champions. Dans ce contexte morose, les tensions ressurgissent. Après la brouille entre Nenê et Guillaume Hoarau face à Montpellier (2-2), un nouvel accrochage a eu lieu ce mercredi au Camp des Loges. A la suite d’un duel, Nenê, encore, et Tripy Makonda se sont un peu « chauffés ».

Antoine Kombouaré a alors interpellé son milieu brésilien, avant de lui infliger une séance d’entraînement supplémentaire dans l’après-midi. Pas vraiment de quoi assainir le climat. « Ça arrive dans tous les clubs, dédramatise Ludovic Giuly. On est un peu frustré parce qu’on n’a pas les résultats qu’on aimerait. On ne se bat pas les uns contre les autres. Il n’y a aucun problème entre nous. » Les récents événements permettent d’en douter. Pointé du doigt par ses coéquipiers, Nenê agace depuis un moment au sein du vestiaire. Sauf qu’en première partie de saison, il était sur un nuage (13 buts en 18 journées de L1). Donc personne ne disait rien. Mais depuis, l’ancien Monégasque, qui n’a plus marqué depuis 926 minutes, a perdu de sa superbe. Et le PSG avec.

Giuly : « Pas de problème avec Nenê »

« Il n’y a jamais eu de problème avec Nenê », jure Giuly. Il n’empêche, sans son dynamiteur, Paris piétine. « Il faut trouver une solution. On est en train de la chercher, poursuit l’ailier parisien. Nenê est très important pour nous. C’est pour ça qu’on ne va pas le lâcher. Lorsqu’il est moins bien, c’est à nous d’être mieux pour ne pas être dépendant de ses performances. » Pour l’heure, c’est loin d’être le cas. Beaucoup de joueurs ont longtemps été distraits par leurs prolongations de contrat. Un dossier que les dirigeants parisiens ont laissé traîner. Un peu dépassé par les événements, Kombouaré essaie tant bien que mal de remobiliser un groupe qui lui accorde peu de crédit. Paris s’avance vers la fin de saison en ordre dispersé. Avec le risque de tout perdre dans quelques semaines. « Pour l’instant, on n’y pense pas, coupe Giuly. Il faut gagner à Caen samedi (19h). Après, on verra comment ça se passe. Il restera encore huit matches. » Et une demi-finale de Coupe de France à Angers (le 20 avril) qui vaudra certainement très cher.

Alexandre Jaquin avec Fabien Lefort