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Pintus, le physique de l’emploi

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Très proche de Didier Deschamps, le préparateur physique italien de l’OM est arrivé cette saison pour apporter toute son expérience. Portrait d’un forçat du travail.

Antonio Pintus ronge son frein durant les périodes de trêve internationale. Obsédé par le travail, le préparateur physique italien de l’OM sait que chaque séance compte pour amener à Didier Deschamps les joueurs marseillais au top de leur forme. Débarqué cet été à Marseille, celui qui officiait dans le club anglais de West Ham, avec Gianfranco Zola, n’a pas hésité une seule seconde lorsque la « Dèche » l’a contacté pour l’associer à Christophe Manouvrier : « Je suis lié à Didier, assure le natif de Turin dans un très bon français. On se connaît depuis quinze ans. J’avais très envie de travailler à nouveau avec lui. On a la même vision du football. »
Les deux hommes se rencontrent dans les années 90 lorsque Didier Deschamps fait les beaux jours de la Juventus. La complicité est immédiate. Leurs chemins se croisent à nouveau en 1999 lorsque le capitaine des Bleus rejoint Chelsea. Pintus n’a pas oublié : « Il m’a dit : « si je deviens entraîneur, tu seras mon préparateur physique. » Promesse tenue deux ans plus tard à Monaco. Fortement marqué par la préparation à l’italienne, Deschamps compte sur son ami pour faire de son équipe une machine à gagner. Objectif quasiment atteint en 2004 lorsque l’ASM échoue en finale de la Ligue des champions face à Porto (3-0).

Il va au centre d’entraînement en courant

Très complices, Deschamps et Pintus ont toujours travaillé dans la bonne humeur : « A Monaco, il m’arrivait souvent d’aller à la Turbie en vélo, se souvient l’Italien. Didier en profitait alors pour me mettre de la mousse à raser dans les chaussures. » A Marseille, Pintus montre toujours l’exemple. Celui qui réside près du rond point du Prado, pas très loin du Stade-Vélodrome, se rend pratiquement tous les jours au centre d’entraînement en courant ! « Ça représente environ 20km par jour aller-retour, s’amuse-t-il. J’aime ça et c’est aussi une façon de faire passer un petit message aux joueurs. Je fais ça à 48 ans… »
L’homme, qui a aussi mené une expédition au Pole Nord en 2005, reste malgré tout très discret. Ce qui lui importe, c’est l’OM, « le meilleur club de France », et la préparation physique… à la française : « C’est la meilleure, affirme-t-il. Le travail foncier effectué en France n’existe plus en Angleterre ou en Italie parce qu’on estime que le travail avec le ballon est suffisant pour mettre les joueurs en forme. La vérité se situe entre les deux. » Les joueurs marseillais en savent désormais quelque chose.