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Pourquoi l’OM doit s’inquiéter

Lucho, transparent, est à l'image de l'OM

Lucho, transparent, est à l'image de l'OM - -

Le match nul concédé à Monaco (0-0) a fait mal au collectif olympien. Les mots de Deschamps et Mandanda sonnent comme autant de rappels à l’ordre. Le titre de champion de France 2011 s’est considérablement éloigné ce dimanche soir…

Un match nul comme une claque 

« On a été nuls ». Pas de doute, le point pris face au 19e de L1 a eu le don de vexer l’orgueil de Didier Deschamps. Sévère, l’entraîneur phocéen s’est épanché sur les carences actuelles de son équipe : « Il y a eu beaucoup de déchet technique et un manque d’agressivité et de détermination, a asséné l’ancien coach de Monaco. La lumière était éteinte. Je n’ai pas pris de plaisir sur le banc. Je ne pense pas que les joueurs en aient pris sur le terrain et je ne pense pas non plus que ce fut le cas pour les gens devant leur télé ». Même mots, tonalité différente pour Steve Mandanda. « On a fait un match nul dans tous les sens du terme. On dormait complètement. » Une franchise inédite cette saison, preuve que le mal est réel. Le capitaine de l’OM a même poussé un peu plus son analyse. Le portier réclame une réaction. Et vite : « En jouant comme ça, on n’ira pas loin. Il va falloir rapidement faire quelque chose ». Plus qu’un match nul en Principauté, ce résultat pourrait avoir des conséquences dans le vestiaire olympien. Steve Mandanda se fait plus précis : « Maintenant, il va falloir discuter entre nous et travailler. Ça ne peut passer que par le travail ». La semaine avant le match de samedi face à Arles-Avignon s’annonce aussi studieuse que tendue. 

Un jeu qui ne séduit personne

Et si l’OM, après six mois de compétition, n’avait pas encore réellement démarré sa saison ? Proposition recevable car depuis l’été, le jeu olympien a rarement impressionné les observateurs. On peut, éventuellement, se rappeler de la victoire obtenue face à Montpellier (4-0), le 27 novembre dernier. Depuis, les Olympiens enchaînent les rencontres sans passion. Avec plus au moins de réussite. La faute aux attaquants, Loïc Rémy et André-Pierre Gignac ? Oui, mais pas seulement. Alors que Lucho est branché sur courant alternatif et Valbuena blessé pour encore quelques semaines (genou gauche), l’OM 2011 de Didier Deschamps manque cruellement d’un dynamiteur. Sir Alex Ferguson, l’entraîneur de Manchester United, présent dimanche soir au Stade Louis-II pour observer son adversaire en huitième de finale de Ligue des champions, a pu s’en apercevoir : l’OM est, pour le moment, plus que prenable.

Une concurrence affamée

Comble de malchance pour les Olympiens, le match nul à Monaco coïncide avec les succès du LOSC et du PSG, respectivement vainqueurs de Lens (1-0) et d’Arles-Avignon (1-2). Ce lundi, les Phocéens se retrouvent distancés, à huit longueurs du leader nordiste. Mais cet écart de points était exactement le même, la saison dernière à pareille date. La série de défaites de Bordeaux et l’appétit des Olympiens leur avaient permis de s’adjuger le titre de champion de France 2010. Lillois et Parisiens peuvent-ils connaître pareille défaillance ? Rien n’est moins sûr. Incontestablement, le trône de l’OM vacille.