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Pourquoi la vente de l'OL à Textor n'est toujours pas officielle

La vente de l'OL au milliardaire américain John Textor se rapproche. Son passage convaincant mercredi, devant la DNCG, incite à l’optimisme.

Le dénouement est imminent. L’OL n’a jamais été aussi proche d’être racheté par le milliardaire américain John Textor. Un tournant historique pour l’actuel huitième de Ligue 1 dans un dossier à 800 millions d’euros en comptabilisant le cash (468 millions d’euros) à verser et les dettes (330 millions d’euros) à honorer. Deux reports de la vente avaient été annoncés le 30 septembre puis le 21 octobre, mais Eagle Football, la société de Textor, est bien en passe de reprendre le club. L’accord entre les actionnaires vendeurs et l'homme d'affaires est cadré, calibré, cadenassé et ce depuis le coup de pression de l’OL envers son acheteur.

Textor convaincant devant la DNCG

Un coup de pression qui date du 22 octobre, sous forme d’un échéancier précis assorti d’une menace de résiliation potentielle des négociations. Cet ultimatum a eu un effet immédiat: d’abord, l’accord oral se transforme en écrit, via une lettre d’engagement envoyée trois jours plus tard ; puis les fonds arrivent sur un compte bloqué au tout début du mois de novembre. D’autres pièces administratives et comptables déboulent dans la foulée. L’étape d’après a été le passage devant la DNCG (le gendarme financier du football français), un passage obligé pour tous les changements de propriétaires. Une étape qui incite elle aussi à l’optimisme.

Textor a affiché un ton convaincant lors de son grand oral de mercredi après-midi. Dans la foulée, le board de l’OL Groupe a pris acte de ces avancées positives sur la route de ce rachat. Reste une question : que vient faire l’Angleterre dans ce tour de table franco-américain? La réponse se trouve du côté de Crystal Palace, ce club londonien détenu en partie par Textor. Or, dans un cas comme celui-ci, la Ligue anglaise doit jeter un œil sur la possibilité de porter la double casquette, française et anglaise. Une formalité selon le clan du businessman américain qui explique que tout est en ordre, mais les juristes veulent avoir cette lettre - écrite - avant de valider très officiellement l’affaire.

Ce qui explique l’attente en cours, en sachant que les Anglais n’ont aucune pression pour rendre ce document avant ce jeudi minuit, d’où l’absence de date officielle de closing dans le dernier communiqué de presse de mercredi soir qui indique - dernier élément de frémissement - que le cours de Bourse est suspendu. Concrètement, la vente de l’OL est en très, très bonne voie.

RR avec Edward Jay