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PSG-Lille : le choc des cultures

Zlatan Ibrahimovic et Idrissa Gueye

Zlatan Ibrahimovic et Idrissa Gueye - -

Le dernier match de L1 de l’année 2013 propose une affiche alléchante entre le leader parisien et Lille, troisième. Un choc entre deux clubs, deux équipes et deux entraîneurs aux styles opposés mais à l’efficacité redoutable.

« On table sur un déficit raisonnable de dix millions d’euros, en comptant les transferts de la saison. » En une phrase, Michel Seydoux, le président du LOSC, a posé le décor du choc de la 19e journée de Ligue 1 entre le PSG et Lille ce dimanche (21h) : une affiche entre deux clubs aux trajectoires diamétralement opposées sur le plan financier. Mais pas dans le domaine sportif. Car si les dirigeants parisiens n’ont pas à se soucier de leur compte en banque, l’affaire est un peu moins simple sur le terrain. Surtout avec le forfait d’Edinson Cavani, rentré en Uruguay pour « raisons personnelles ». Depuis le début de saison, le LOSC fait de la résistance face aux ogres monégasques et parisiens. En cas de succès, les Nordistes reviendraient en effet sur les talons du champion d’automne, avec seulement un petit point de retard.

« Peut-être que certains pensaient voir Paris avec 20 points d’avance sur ses poursuivants. Ce n’est pas le cas et je trouve que c’est bien pour le championnat, déclare René Girard. Après, c’est vrai que sur le budget, il n’y a pas photo. Mais on a peut-être autre chose à faire valoir. » Comprenez de la volonté, une organisation parfaitement rôdée et la meilleure défense du championnat, guidée par un excellent Vincent Enyeama dans les cages, qui n’a encaissé que six buts depuis le début de saison. L’entraîneur nordiste, qui avait annoncé il y a quelques jours que « les trois points étaient acquis à Paris », assure désormais que ses joueurs ne viennent pas « pour faire les boutiques ».

Blanc-Girard, des retrouvailles au sommet

Un discours d’outsider assumé qui amuse beaucoup Laurent Blanc, qui connaît parfaitement René Girard. Originaires du Gard, les deux techniciens, qui ont des philosophies de jeu quasi-opposées, se sont côtoyés en équipe de France lorsque Blanc était joueur et Girard adjoint de Roger Lemerre. « Il faut savoir un peu plaisanter, prendre les choses au second degré. René, je le connais vraiment très bien. C’est une bonne façon de dire : "On vient sans pression à Paris." A ce moment-là, s’ils veulent, ils peuvent rester à Lille et nous donner les trois points, déclare l’entraîneur du PSG. S’ils ne jouent pas le match, on part en vacances et tout le monde est content. Je le connais René, il ne va rien lâcher. Il va motiver ses troupes, c’est logique. Et il va vouloir venir faire quelque chose à Paris. C’est une certitude. »

Une certitude renforcée par le fait que pour tous les Parisiens, René Girard sur un banc constitue une menace à prendre au sérieux. Il y a deux ans, après avoir ramené un match nul du Parc des Princes (2-2), « son » Montpellier avait lancé son sprint vers le titre de champion, gagné juste devant… le PSG. « Sincèrement, je ne sais pas ce qui est possible ou pas mais, en tout cas, on va tout faire pour être à la hauteur de l’événement, prévient Girard. On avait bataillé jusqu’à la dernière minute avec Paris. Mais je crois que Paris a encore changé. » René Girard, lui, n’a pas bougé d’un iota. Et c’est bien ce qui fait peur au PSG.

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La rédaction