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Rami : « Lille doit mettre la pression sur l’arbitrage »

Adil Rami

Adil Rami - -

Invité exceptionnel de l’After ce jeudi, le nouveau défenseur du FC Valence reste en contact avec ses anciens coéquipiers du LOSC. Après leur défaite au Trophée des Champions, il les incite à hausser le ton à propos de l’arbitrage.

Adil Rami, comment se passe la préparation avec Valence ?
Pour le moment, bien. C’est différent de la France. Le premier jour, à l’entraînement, c’était directement du jeu, du ballon, des toros. En France, il faut attendre quelques semaines avant de toucher le ballon. Là, tout ce qu’on fait, c’est toujours à base de technique. C’est très bien pour moi. On m’avait prévenu. Je m’aperçois que c’est réellement ça. Même quand on fait du travail physique, c’est avec le ballon, avec de la technique.

Arrivez-vous à communiquer avec les autres joueurs ?
Il y a Jérémy Mathieu mais aussi Sofiane Feghouli et Tino Costa qui parlent français, comme le préparateur physique et l’entraîneur adjoint. Sinon, j’évite de demander des traductions. J’essaie de me démerder tout seul. Je suis plutôt satisfait de mon intégration. J’ai pris des cours d’espagnol via mon smartphone. J’ai un peu la flemme de devoir passer par un professeur qui m’obligerait à faire mes devoirs ! J’apprends beaucoup mieux avec mes coéquipiers. L’entraîneur adjoint m’a aussi ramené un papier avec tout ce qu’il y a des formules de base.

« Les arbitres n’ont plus peur de Lille »

Suivez-vous l’actualité du LOSC ? Et en particulier cette défaite au Trophée des Champions face à l’OM…
Je suis devenu supporter, maintenant. Ça reste mon club de cœur. Je n’ai pas eu la chance de voir le Trophée des Champions parce que j’ai des problèmes avec les chaînes de télés (rires). Ça va arriver d’ici une semaine ou deux. Mon famille a regardé le match. Ils m’ont dit qu’apparemment, il y avait eu des problèmes d’arbitrage. Comme bien souvent. Je pense qu’il va falloir que Lille passe un cap là-dessus. Et n’hésite pas à mettre la pression sur l’arbitrage. Parce qu’à chaque fois, on se fait un petit peu couillonné (sic). Pendant les quatre, cinq années que j’ai passées à Lille, on a toujours joué la carte du fair-play. On n’a jamais rien dit. Mais je pense qu’à un moment donné, il va falloir montrer les crocs. Les arbitres n’ont plus peur de Lille. C’est important pourtant.